L'ARS Auvergne-Rhône-Alpes est là

1er décembre : journée mondiale de lutte contre le Sida

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Santé publique
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Visuel Sida 2017 Spf
En 2016, environ 6 000 nouvelles personnes ont découvert leur séropositivité au VIH en France. Ce chiffre est en baisse depuis 2003. En Auvergne-Rhône-Alpes, l'ARS s'investit pour intensifier et diversifier l’offre de dépistage auprès des populations clefs les plus à risque.

Corps de texte
  • 574 353 sérologies VIH effectuées soit 72/1 000 habitants. Ce taux est en augmentation sur les 2 dernières années et similaire à celui observé en France métropolitaine (hors Ile-de-France).
  • 5063 TROD VIH 1& 2 ont été réalisés en Auvergne-Rhône-Alpes en 2016, activité stable par rapport à l'année précédente. Le taux de TROD positif est de 0,7 % (identique au niveau national)
  • 488 personnes ont découvert leur séropositivité VIH, soit 61 cas par million d'hab. Un taux en augmentation et supérieur à celui observé au niveau national hors Ile-de-France (55 cas par million d’habitants).
  • 41% des séropositivités VIH ont été découvertes à un stade précoce vs 37% au niveau national. Ce chiffre est en forte augmentation par rapport aux années précédentes (30% en 2015)
  • 51% - part des HSH ( Homme(s) ayant des rapports sexuels avec un (des) autre(s) homme(s)) parmi les découvertes de séropositivité VIH dans la région en 2016. La part des HSH est similaire en ARA et en France métropolitaine (hors Idf)
  • 42 080 dépistage du VIH par sérologie avec 108 dépistages positifs ont été réalisé dans les ceGIDD de la région

Les défis à relever pour enrayer l’épidémie sont d’une part de réduire les nouvelles contaminations , notamment chez les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes (HSH), et d’autre part de raccourcir le délais au diagnostic, source de nouvelles contaminations. Il est nécessaire d’impulser une nouvelle dynamique pour déployer l’usage des outils de prévention diversifiée :

  • Le dépistage répété du VIH, des Hépatites et des IST dans les populations les plus à risque doit être étendu : un dépistage tous les 3 mois chez les HSH, en utilisant tous les moyens à disposition et notamment les tests rapides de dépistage (TROD) et les autotests.
  • L’usage du préservatif, comme rempart au VIH et aux IST.
  • L’utilisation élargie de la prophylaxie pré-exposition (PreP), c’est à dire l’usage de traitements antirétroviraux en prévention d’une infection au VIH chez les publics les plus à risque.
  • La possibilité, en cas d’une prise de risque, de bénéficier rapidement d’un traitement post-exposition
  • La prise en charge rapide, dès le diagnostic précoce de l’infection par le VIH, et la mise sous traitement antirétroviral permettent de diminuer le nombre de nouvelles contaminations et de cas de Sida. En effet, un patient séropositif, traité et avec une charge virale indétectable ne transmet pas le virus.

Le ministère des Solidarités et de la Santé et Santé publique France lancent une campagne de prévention pour valoriser les différents modes de dépistage, du 30 novembre au 20 décembre 2017.

L’objectif est de lever des barrières d’ordre psychologique telles que le stress lié à l’attente des résultats ou la crainte d’être stigmatisé et des barrières d’organisation du quotidien telles que la difficulté à trouver du temps ou obtenir un rendez-vous.

La campagne s’adresse à tous, comme aux populations les plus exposées au VIH.

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