Cas autochtones de dengue à Bourg-lès-Valence (Drôme) : point de situation

Alerte sanitaire

L’ARS Auvergne-Rhône-Alpes a reçu le signalement de cas de dengue autochtones à Bourg-lès-Valence dans la Drôme.
Retrouvez toutes les informations sur cette situation et les actions mises en oeuvre par l'ARS et ses partenaires.

Point de situation au 17.10.2023 :

  • 17.10 : les analyses des 4 cas suspects se sont révélées négatives. Ils avaient été identifiés suite au porte-à-porte réalisé par l'ARS et Santé publique France le 5 octobre
  • 11.10 : 2e opération de démoustication réalisée dans le secteur concerné
  • 03.10 : 1e opération de démoustication dans le périmètre concerné
  • 29.09 : enquête terrain de l'Entente interdépartementale de démoustication (EID) pour confirmer la présence de moustiques tigres dans le secteur
  • 27.09 : signalement de 2 cas de dengue autochtones confirmés par les analyses CNR

Contexte 

Le 27 septembre, l'ARS a reçu un signalement concernant la suspicion de 2 cas de dengue autochtones. Le Centre national de référence Arbovirus (CNR) a confirmé les résultats de ces 2 cas. 

Il s'agit des premiers cas autochtones de dengue identifiés cette année en Auvergne-Rhône-Alpes.

L'ARS et ses partenaires sont mobilisés afin d'éviter que des moustiques tigres présents dans le voisinage transmettent la maladie à d'autres personnes : plusieurs actions sont menées dans un périmètre bien défini.

Le 29 septembre, lors de l'enquête menée par l’EID, une personne présentant des symptômes faisant penser à la dengue a également été signalée. Le 05 octobre, le CNR a informé que les résultats d'analyse de cette personne étaient négatifs.

Le 04 et 05 octobre, des équipes de l'ARS et de Santé publique France ont réalisé du porte-à-porte auprès des 171 maisons du secteur concerné. 4 des habitants rencontrés présentaient des symptômes faisant penser à la dengue. Leurs prélèvements sont en cours d'analyse par le CNR.

Zones concernées

Les actions mises en oeuvre ne concernent pas toute la commune de Bourg-lès-Valence mais uniquement un périmètre restreint.

Si vous n'avez pas reçu d'informations dans votre boîte aux lettres, c'est que votre logement n'est pas concerné par ces opérations.

Pour rappel, la dengue est une infection virale qui sévit habituellement en zone tropicale.

La plupart du temps, les dengues signalées en métropole concernent des personnes ayant été contaminées lors d’un séjour en zone tropicale. Si les personnes reviennent infectées, il s’agit de cas importés.

Le moustique tigre présent sur notre territoire peut s’infester en piquant une personne qui s’est contaminée en zone tropicale et, en la piquant, contaminer une personne n’ayant pas voyagé. Il s’agit alors de cas autochtone.

Les symptômes de la dengue surviennent en moyenne dans les 4 à 7 jours après la piqûre infectante.


Suivi sanitaire et actions mises en oeuvre

Démoustiquer le secteur

Une enquête entomologique a été menée localement le 29 septembre : elle a permis de confirmer la présence de moustiques tigres dans le secteur où résident les personnes infectées.

Une opération de démoustication a eu lieu mardi 3 octobre (entre 2h et 5h du matin) pour limiter les risques de transmission. Les habitants du secteur concerné ont été informés par un flyer déposé dans leur boîte aux lettres ou affiché (habitat collectif).

Pour les cas de dengue autochtones, une seconde opération de démoustication doit être réalisée. Elle a eu lieu dans la nuit du 10 au 11 octobre, uniquement dans le périmètre délimité. Les habitants concernés ont de nouveau été avertis.

Ces actions sont menées par l'EID, opérateur mandaté par l’ARS dans la lutte anti-vectorielle.

Pour plus d'informations sur les opérations de démoustication (déroulé, secteur, etc.), consultez notre page dédiée.

Vérifier si d'autres personnes ont été contaminées

Une enquête épidémiologique, en porte à porte, a été réalisée mercredi 4 et jeudi 5 octobre auprès des habitants du secteur concerné par des agents de l'ARS et de Santé publique France.

L'objectif est de s'assurer que les personnes vivant dans le secteur n'ont pas été contaminées par une piqûre de moustique tigre, de les sensibiliser sur les symptômes de la dengue et de leur indiquer la conduite à suivre en cas de symptômes.

Tous les habitants du secteur concerné sont informés.

D'autre part, les centres hospitaliers et professionnels de santé (médecins, pharmaciens et laboratoires d’analyse médicale) du secteur de Bourg-lès-Valence ont été informés de la situation. Pour rappel, la dengue est une maladie à déclaration obligatoire : les professionnels de santé doivent signaler à l'ARS tout diagnostic de dengue.


Recommandations à la population

Surveiller son état de santé

    Les personnes revenant de voyage en zone tropicale doivent être particulièrement vigilantes et :

    Les personnes vivant dans un secteur où les moustiques tigres sont présents doivent également rester attentives et consulter un médecin en cas de doute. 

    Une vigilance toute particulière a été demandée aux habitants du secteur concerné et ce, jusqu'au 30 novembre.

    Les symptômes évocateurs de la dengue sont, en l’absence d’autre diagnostic établi : l'apparition brutale d'une fièvre élevée (>38,5°C), associée à au moins un autre signe clinique tel que :

    • des maux de têtes,
    • des douleurs musculaires, articulaires ou lombaires,
    • des éruptions cutanées,
    • en l’absence d'autres signes infectieux : signes respiratoires, plaies infectées...

    Limiter la prolifération des moustiques tigres

    La meilleure façon d'éviter les piqûres de moustique tigre est d'éviter qu'ils ne s'installent chez vous !

    Retrouvez toutes les informations sur le moustique tigre dans notre rubrique dédiée.

    Une épidémie de dengue est en cours en Martinique et en Guadeloupe.

    Dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, depuis le début de la surveillance, le 1er mai 2023 jusqu’au 28 septembre, 140 cas de dengues importés ont été enregistrés dont 6 dans le département de la Drôme

    D’autres foyers de cas dengues autochtones ont été signalés en France, notamment dans les Bouches-du-Rhône, le Gard et les Pyrénées-Orientales.