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Chenilles processionnaires

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Chenille processionaire
Ces chenilles aux poils urticants peuvent entraîner de troubles de la santé tels que démangeaisons, conjonctivite, maux de gorge….
La vigilance est donc de mise, en évitant tout contact avec les chenilles, leur nid et les zones potentiellement infestées. En effet, les poils urticants de la chenille se détachent très facilement lors d'un contact ou sous l'effet du vent.
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La chenille processionnaire du pin est la larve d'un papillon de nuit, le Thaumetopoea pityocampa, qui éclot durant l'été entre juin et septembre selon le climat.
La femelle papillon recherche alors un pin (ou un cèdre) pour y pondre ses œufs, qui seront déposés en rangées parallèles par paquets de 150 à 320, formant un manchon  de 2 à 5 cm gris argenté recouvert d'écailles sur les rameaux ou les aiguilles de pin. L'éclosion a lieu 5 à 6 semaines après la ponte.

Cet insecte est surtout connu pour son mode de déplacement, en file indienne. Les chenilles se nourrissent des aiguilles de diverses espèces de pin et de cèdre.
Mesurant environ 4 cm, elles sont brunes avec des tâches orangées, recouvertes de poils. Leur pouvoir urticant provient d'une fine poussière qui se détache de plaques situées sur le dos et la partie postérieure de la chenille. Les poils de la chenille se détachent très facilement lors d'un contact ou sous l'effet du vent.

Par leur structure particulière, ces poils s'accrochent facilement aux tissus (la peau et les muqueuses) y provoquant une réaction urticarienne par libération d'histamine (substance aussi libérée dans les réactions allergiques).
Ces propriétés urticantes persistent même après la disparition de la chenille.

  • Contact avec la peau
    Apparition dans les huit heures d'une éruption douloureuse avec de sévères démangeaisons. Les poils urticants se dispersent aisément par la sueur, le grattage et le frottement ou par l'intermédiaire des vêtements.
  • Contact avec les yeux
    Développement après 1 à 4 heures d'une conjonctivite (yeux rouges, douloureux et larmoyants).
  • Contact par inhalation
    Les poils urticants irritent les voies respiratoires. Cette irritation se manifeste par des éternuements, des maux de gorge, des difficultés à déglutir et éventuellement des difficultés respiratoires.
  • Contact par ingestion
    Il se produit une inflammation des muqueuses de la bouche et des intestins qui s'accompagne de symptômes tels que de l'hypersalivation, des vomissements et des douleurs abdominales.

En cas d’apparition de symptômes graves, il est recommandé de consulter rapidement un médecin ou un service d’urgences.

  • Symptômes généraux
    Les personnes qui, en plus des signes locaux, présentent des symptômes généraux tels que malaise, vertiges, vomissements, doivent être dirigées vers un hôpital.
  • Peau
    Oter tous les vêtements et les manipuler avec des gants. Les vêtements seront lavés à température la plus élevée possible et séchés au séchoir.
    Laver la peau abondamment à l'eau et au savon.
    On peut éventuellement se servir de papier collant pour décrocher les poils urticants de la peau, un peu à la manière d'une épilation.
    Brosser soigneusement les cheveux si nécessaire.
    Les antihistaminiques peuvent soulager les démangeaisons.
    Consultez un médecin en cas de forte éruption cutanée.
  • Yeux
    Les yeux doivent être rincés, chez un ophtalmologue.
  • Voies respiratoires
    L'évaluation des symptômes respiratoires se fait par un médecin. Celui-ci donne un traitement adapté aux symptômes.
  • Système digestif
    Diluer la quantité de poils ingérés en buvant un grand verre d'eau. On peut tenter d'enlever les poils de la muqueuse de la bouche en raclant prudemment à l'aide d'une spatule ou d'une compresse ou en les "épilant" à l'aide de papier collant.

En août et en septembre, il est nécessaire de faire poser des pièges à phéromones (piégeage par confusion sexuelle) par une société habilitée. Cette pose de pièges devra s’accompagner d’une lutte biologique ou/et chimique au printemps suivant.

La lutte contre cet insecte ne fait pas l'objet de dispositifs réglementaires à l'échelle régionale ou nationale mais les communes peuvent être amenées à prendre des arrêtés municipaux lorsqu'elles sont confrontées à un risque sanitaire important, comme c'est le cas par exemple à la Tour-du-Pin en Isère depuis le 12 janvier 2016

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