COVID-19 : Accès aux soins durant la période de confinement

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Le confinement ne doit pas conduire à renoncer aux soins.Il est important que chacun puisse consulter son médecin, généraliste ou spécialiste, en fonction de ses besoins. Les professionnels de santé de ville et les hôpitaux publics et privés sont organisés pour permettre des soins en toute sécurité. Consultez les informations utiles pour vous permettre de poursuivre vos soins durant cette période.
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Les soins et les examens indispensables sont maintenus 

Ces derniers jours, les professionnels de santé ont alerté les autorités sur la diminution considérable des demandes de rendez-vous, d’appels ou de venues pour d'autres motifs que la suspicion de coronavirus.

Ce constat est préoccupant et peut induire un risque de retard de diagnostic, de complications évitables et de perte de chances pour les patients.

Il est donc important que les patients atteints d’une maladie chronique qui nécessite un suivi régulier et rapproché (diabète ou hypertension instable, pathologie cancéreuse en cours de traitement) consultent, tout comme les patients qui ont un suivi psychiatrique.

Dans tous les cas, n’hésitez pas à contacter votre médecin traitement et à demander conseil.

Pour les symptômes évocateurs d’une urgence vitale (douleurs thoraciques, signes neurologiques évocateurs d’un AVC ou autres signes de détresse vitale), il faut immédiatement appeler le 15.

Les actes préventifs comme le suivi des nourrissons, leur vaccination obligatoire, le suivi des femmes enceintes, doivent également être maintenus.

A titre exceptionnel, lorsque la durée de validité d'une ordonnance renouvelable est expirée et afin d'éviter toute interruption de traitement préjudiciable à la santé du patient, les pharmacies d'officine peuvent désormais dispenser, dans le cadre de la posologie initialement prévue, un nombre de boîtes par ligne d'ordonnance garantissant la poursuite du traitement jusqu'au 31 mai 2020 (à l’exclusion des médicaments stupéfiants ou auxquels la réglementation des stupéfiants est appliquée).

Le pharmacien en informe le médecin.

Les médicaments dispensés en application de ces dispositions sont pris en charge par les organismes d'assurance maladie.

Les cabinets et centres de santé dentaire en Auvergne-Rhône-Alpes sont actuellement fermés suite à la décision du conseil de l’ordre des dentistes. Cependant, les cabinets dentaires assurent une permanence téléphonique pour recevoir les appels de leurs patients.

Ainsi, le patient doit d’abord appeler son chirurgien-dentiste habituel. En fonction de la description des symptômes, des conseils et recommandations lui sont apportés, voire la transmission d’une téléordonnnance .

Pour les situations nécessitant une prise en charge en urgence, le patient est orienté par son dentiste vers le Conseil départemental de l’ordre des chirurgiens-dentistes. Celui-ci assure la régulation des urgences vers les cabinets de garde à proximité. Seuls les soins urgents seront effectués dans les cabinets dentaires de garde (douleurs importantes, infection, traumatisme, hémorragie).

Si le patient n’arrive pas à joindre son dentiste habituel, ou s’il n’a pas de dentiste traitant, il peut appeler le Conseil départemental de l’ordre ou le numéro national des urgences dentaires : 09 705 00 205. Un régulateur de garde l’orientera pour sa prise en charge

Depuis fin mars, les syndicats professionnels d’opticiens ont mis en place des services de continuité d’accès aux soins et aux équipements optiques. Le service minimum concerne la délivrance pour tout personnel soignant dans le cadre du plan Covid-19, le renouvellement des équipements cassés ou perdus et des équipements inadaptés uniquement sur une ordonnance spécifiant le caractère d’urgence.

Pour trouver le centre optique ouvert le plus proche, il est possible de consulter le site internet urgenceopticien.fr. Ce site liste, pour chaque département, les opticiens volontaires prêts à répondre aux demandes urgentes et il précise les quelques horaires d’ouverture par semaine.

Les syndicats professionnels d’audioprothésistes ont également mis en place des services de continuité des soins des centres d’audition.

Les cas prioritaires et urgents, nécessitant la prise en charge par un audioprothésiste concernent les situations suivantes : personnel soignant appareillé, situations socialement invalidantes, surdités pédiatriques et acouphènes invalidants.

Un décret du 26 avril précise les conditions d'adaptation des prescriptions médicales de verres correcteurs et de lentilles de contact oculaire par un orthoptiste, notamment la durée de validité de l'ordonnance médicale.

L’objectif principal est de maintenir une prise en charge adaptée pour prévenir tout risque pour la mère et l’enfant. Une attention particulière est apportée par l’ensemble des professionnels au contexte familial et social des

femmes pendant la grossesse et après l’accouchement, notamment au regard des risques de violences ou de tensions intrafamiliales pouvant être liés au confinement.

Dans le contexte du COVID-19, l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes travaille en lien avec l’ensemble des acteurs du champ anté- et post-natal  (représentantes des sages-femmes, des médecins, maternités publiques et privés, les PMI et les 5 réseaux de périnatalité de la région). Des réunions de travail et de partage d’informations sont organisées pour gagner en efficacité et en sécurité.

Quelles recommandations pour le suivi des femmes enceintes ?

La première consultation est  l’occasion d’être à l’écoute de la femme ou du couple et de répondre à leurs questions, de délivrer des conseils de prévention.  Elle peut se faire en téléconsultation.

Le  suivi de la grossesse en présentiel est allégé, il doit comprendre  les 3 échographies obstétricales au 1er, au 2eme et au 3eme trimestre.  Si possible elles doivent être groupées avec une consultation pour éviter les déplacements de la patiente.

Les consultations intermédiaires au 4 ème et 6 ème mois et la préparation à l’accouchement peuvent se faire en téléconsultation pour les femmes à bas risque obstétrical et psycho-social par un médecin ou une sage-femme.

La téléconsultation est prise en charge à 100%  par l’assurance maladie, comme une consultation au cabinet.

Le suivi des femmes ne présentant pas de risque a priori de complication de la grossesse doit se faire au maximum en ville en proximité par une sage-femme libérale, un médecin généraliste ou un gynécologue. Un suivi par un gynécologue- obstétricien est nécessaire pour les femmes présentant certains risques de complication pendant la grossesse ou à l’accouchement.

Les  sages-femmes libérales jouent un rôle important pour la préparation à la naissance, pour l’accompagnement les femmes et pour préparer le suivi à la sortie de maternité. Elles peuvent suivre les femmes à domicile ou à leur cabinet dans le respect des précautions d’hygiène ou bien en téléconsultation.

Pour les femmes en situation de précarité ou de vulnérabilité psychologique ou sociale, le suivi présentiel est préférable.

Les professionnels et les établissements de santé se sont organisés de façon à proposer des circuits de prise en charge dédiée où toutes les précautions sont prises pour que l’accueil des patients non porteurs se fasse dans les meilleures conditions afin que le risque de contamination soit évité.

Un arrêt de travail peut être délivré au 3eme trimestre de la grossesse.

Accompagnement psycho-social

L’entretien prénatal précoce (à différencier de la première consultation) peut être fait en téléconsultation et permet de repérer les situations de stress, d’addictions, de vulnérabilité ou d’insécurité et d’orienter la femme vers un soutien psychologique ou vers une solution adaptée en cas de danger.

Quelles recommandations au moment de l’accouchement ?

La présence du conjoint est autorisée à l’accouchement sauf dans le cas des césariennes,  avec le port d’un masque et en étant confiné dans la salle.Toutefois, si le conjoint présente des symptômes de COVID, il peut être exclu de toute présence même à l’accouchement.

Les visites après la naissance sont limitées y compris pour le conjoint, la restriction des allers-venues permettant de limiter les risques d’introduire le virus. Si le conjoint est autorisé à rester, il devra rester confiné dans la chambre de sa femme et suivre les règles strictes demandées par l’établissement.

La Haute Autorité de Santé encourage à réduire la durée de séjour en maternité à 48h après un accouchement normal  sous réserve que le suivi post-natal en ville ait été bien organisé. Après une césarienne le séjour est d’au moins 96 h.

Pour  toute sortie avant 72 h de la maternité.

  • le nouveau-né est examiné par un pédiatre avant la sortie
  • une 1ère visite systématique est réalisée dans les 24 heures après la sortie de la maternité. La sage-femme libérale de la patiente devra être contactée auparavant pour programmer la consultation à domicile ou à son cabinet.
  • une 2e visite peut être planifiée selon l’appréciation du professionnel référent en charge du suivi de la mère et de l’enfant.
  • un nouvel examen du nouveau-né est réalisé en présentiel entre le 6e et le 10e jour après la naissance, puis à 1 mois de préférence par un pédiatre ou par un médecin généraliste ayant l'expérience des pathologies du nouveau-né dans le cadre d'une filière de soins sécurisée.

Important : Le début de la vaccination à 2 mois ne doit pas être retardé afin de protéger le nouveau-né.

Cas des femmes enceintes COVID 19+

Les maternités de la région ont réorganisé leurs services avec des lits dédiés aux patientes atteintes de COVID + . Les 5 réseaux de périnatalité ont élaboré des protocoles de prise en charge des femmes. Cela ne concerne à ce jour, qu’un nombre très faible de femmes dans la région.

Si le conjoint présente des symptômes de COVID, il peut être exclu de toute présence même à l’accouchement.

L’allaitement est autorisé et le nouveau-né peut rester avec sa mère. La sortie de maternité sera organisée en hospitalisation à domicile si possible ou en lien avec les professionnels référents qui doivent être prévenu de la positivité du COVID pour s’organiser en sécurité.

Pour la mère il est préconisé un contact en téléconsultation toutes les 24 h et une consultation avec un médecin 3 semaines après la sortie.

Le nouveau-né de mère COVID + doit être considéré comme porteur du virus, un test ne se justifie pas. Les précautions à prendre pour la mère  sont de rester strictement à domicile avec l’enfant, de porter un masque chirurgical,  d’avoir une hygiène stricte des mains, et de garder ses distances avec l’entourage familial.

Le nouveau- né devra avoir une 1ère consultation dans les 24 heures suivant l’arrivée au domicile et autour du 8ème jour après la sortie, de préférence au cabinet du pédiatre ou du médecin généraliste, dans le cadre d'un circuit sécurisé. Toute symptomatologie du nouveau-né doit être signalée au professionnel de santé.

Comment sont prises en charge les femmes enceintes positives au COVID-19 ?

Les maternités de la région ont réorganisé leurs services avec des lits dédiés aux patientes atteintes de COVID-19. Les 5 réseaux de périnatalité ont élaboré des protocoles de prise en charge des femmes. Cela ne concerne, à ce jour, qu’un nombre très faible de femmes dans la région.

Si le conjoint présente des symptômes de COVID, il peut être exclu de toute présence même à l’accouchement.

La sortie de maternité sera organisée en hospitalisation à domicile si possible ou en lien avec les professionnels référents qui doivent être prévenus de la positivité au COVID-19 pour s’organiser en sécurité.

Pour la mère, il est préconisé un contact en téléconsultation toutes les 48 h et une consultation avec un médecin 3 semaines après la sortie.

Le nouveau-né devra avoir une 1re consultation dans les 48 h suivant l’arrivée au domicile et autour du 8e jour après la sortie, de préférence au cabinet du pédiatre ou du médecin généraliste, dans le cadre d'un circuit sécurisé. Toute symptomatologie du nouveau-né doit être signalée au professionnel de santé.

Attention : en aucun cas il ne faut mettre un masque à un bébé en raison du risque d’étouffement

Consultez le site de la Haute Autorité de Santé (HAS) sur la continuité du suivi des femmes enceintes et la continuité du suivi postnatal des femmes et de leur enfant

Un accès à l’IVG maintenu dans l’ensemble du territoire.

Pour toutes les femmes souhaitant ou devant interrompre leur grossesse, la continuité de l’accès aux consultations et aux actes d'IVG est assurée dans l’ensemble de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Pour toutes les questions liées à l’interruption volontaire de grossesse, contactez le numéro vert suivant : 0800 08 11 11.L'appel est gratuit et anonyme. Le service est ouvert le lundi de 9h à 22h et du mardi au samedi de 9h à 20h.
 

Toutes les informations utiles sur le site internet officiel : ivg.gouv.fr

La téléconsultation étendue à certains actes de kinésithérapie

Un arrêté du 16 avril permet aux masseurs-kinésithérapeutes le recours au télésoin afin d'assurer une prise en charge médicale et soignante à domicile pour les patients présentant les symptômes ou reconnus atteints du covid-19 et de protéger les professionnels de santé.

Cette modalité concerne 14 actes pouvant être réalisés par vidéotransmission. C’est le masseur-kinésithérapeute qui détermine la pertinence du recours au télésoin.

Poursuite des interventions à domicile si le télésoin n’est pas réalisable

La Haute autorité de santé (HAS) a publié les mesures et précautions essentielles pour aider les masseurs-kinésithérapeutes dans la poursuite de leurs interventions à domicile auprès des personnes fragiles ou souffrant d'une maladie chronique. Si le télésoin doit être privilégié, certaines situations, auprès de personnes âgées ou en situation de handicap notamment, nécessitent une prise en charge en présentiel. Des actes de kinésithérapie sont également nécessaires en sortie d'hospitalisation pour les personnes touchées par le coronavirus.