Mise au point concernant le projet de centre de vaccination à Chasselay

Communiqué de presse
Visuel

La Préfecture du Rhône et l’Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes souhaitent réagir à l’article publié dans l’édition du Progrès Ouest Lyonnais de dimanche 2 mai 2021 en page 21 et intitulé « Jacques Pariost : "On ne fait pas confiance aux élus locaux" »

Corps de texte

Les centres de vaccination, qu’ils soient pérennes ou éphémères, doivent tous faire l’objet d’un accord des préfectures de département, par le biais d’un arrêté préfectoral, pris après un avis de l’Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes.

Chaque décision est prise sur la base, notamment, de la garantie d’une organisation logistique précisément définie, sur la possibilité d’accorder un stock de vaccins suffisant pour sécuriser les premières et secondes doses, sur l’assurance de pouvoir réaliser la traçabilité des vaccinations dans l’outil SI-VAC et enfin d’une sécurité sanitaire dans l’administration des vaccins par des professionnels habilités et si nécessaire formés.

Dans le cas de Chasselay, la Préfecture du Rhône et l’Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes n’ont tout d’abord jamais été saisies ni même informées du souhait de la municipalité d’ouvrir un centre de vaccination pour une opération éphémère.

Par ailleurs, il s’agit d’un personnel des Hospices civils de Lyon, élu à la mairie de Chasselay, qui a décidé, de sa propre initiative et sans l’aval de son encadrement, d’organiser une série de vaccinations sur la commune.

Il s’est rapproché d’un gestionnaire de vaccins aux HCL pour envisager de récupérer des doses en dehors du circuit habituel et ce, sans que la direction des HCL ni même les autorités de l’État, n’en soient informées. Rappelons que la gestion de l’approvisionnement en vaccins des 164 centres de vaccination de la région, et des prises de rendez-vous qui en découlent, est piloté par l’ARS, en lien avec les préfectures.

De fait, la Préfecture du Rhône et l’Agence régionale de santé, interrogées par des infirmiers à la retraite qui devaient intervenir pour cette vaccination, ont alors découvert cette initiative isolée et le caractère irrégulier de la démarche.

Aussi, contrairement à ce qui est dénoncé par le maire de Chasselay, l’ARS n’a pas refusé l’ouverture d’un centre éphémère mais elle a demandé à ce que ce que leur projet s’inscrive, comme pour tous les centres de vaccination de la région, dans le cadre fixé qui s’applique sur le territoire national. »