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Préservatif remboursé : rendre accessible à tous l'usage du préservatif

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Préservatif remboursé
Depuis le 10 décembre 2018, le préservatif masculin fait l’objet d’une prise en charge par l’Assurance maladie. Mesure de prévention et priorité du gouvernement, cette décision permet de renforcer la lutte contre les infections sexuellement transmissibles (IST).
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Le préservatif remboursé : améliorer l’accessibilité du préservatif pour prévenir les IST

Les infections sexuellement transmissibles (IST) représentent un problème majeur de santé publique en France. 

Les principales IST sont :

  • l'infection à VIH/Sida,
  • les hépatites virales B et C,
  • la syphilis, 
  • la gonococcie,
  • les infections à chlamydia.

La lutte contre les IST se décline autour d’une offre diversifiée de moyens de prévention, dans une approche globale de santé sexuelle (Traitements anti rétroviraux utilisés pour réduire la transmission du VIH, traitements préventifs des personnes très exposées au VIH (PrEP), traitements post exposition (TPE), dépistages répétés, préservatifs masculin et féminin…).

Le préservatif est le moyen de prévention de base pour se protéger et protéger les autres du VIH et des IST. Il permet également de prévenir les grossesses non prévues.  

Afin de le rendre accessible à tous, le préservatif peut maintenant faire l’objet d’une prise en charge à 60% par l’Assurance maladie, sur prescription d’un professionnel de santé (médecins généralistes, spécialistes ou sages-femmes). Délivré exclusivement en pharmacie (boites de 6, 12 ou 24 préservatifs), c’est le préservatif de la marque EDEN qui bénéficie de cette prise en charge. Il peut être prescrit aussi bien pour les femmes que pour les hommes.

En savoir plus
  • Poursuite de l’augmentation des gonococcies (+ 16 % par rapport à 2016), principalement chez les hommes (90%)
  • Baisse des cas de syphilis depuis 2016 (218 cas en 2017). Les cas déclarés en 2017 concernent toujours quasi – exclusivement des hommes (93%°)
  • Parmi les cas de gonococcie et de syphilis déclarés en 2017, il est à noter une baisse de l’utilisation systématique du préservatif quelques soient les pratiques (pénétrations vaginales, anales et fellations)
  • Au cours de l’année 2017, plus de 11 millions de préservatifs masculins ont été vendus en grande distribution et environ  3,1 millions en pharmacie (hors parapharmacie), représentant 13 % des ventes en France métropolitaine.
  • En pharmacie, plus de 2000 préservatifs féminins ont été vendus en 2017 en Auvergne-Rhône-Alpes.

Pour en savoir plus, télécharger le point épidémiologique de Santé Publique France.

Santé Publique France met à la disposition de l'ARS Auvergne Rhône-Alpes 571 000 matériels de prévention (préservatifs masculins, préservatifs féminins et dosettes de gel lubrifiant) destinés aux opérateurs publics ou privés ayant une activité de prévention et de promotion de la santé auprès des publics les plus vulnérables vis-à-vis des IST et du VIH.