La campagne de rappel vaccinal Covid19

Actualité

Consultez les dernières informations concernant la campagne de rappel vaccinal Covid19.

Un rappel vaccinal est le renouvellement de l’administration d’une dose de vaccin, destiné à maintenir un bon niveau de protection en stimulant le système immunitaire. 
Les études récentes suggèrent une baisse de l’efficacité au cours du temps de tous les vaccins contre la Covid-19. Cette baisse de protection concerne essentiellement l’efficacité contre l’infection et contre les formes symptomatiques, l’efficacité contre les formes graves restant à un niveau élevé, quel que soit le vaccin administré. Elle ne touche pas seulement les personnes âgées et les populations à risque de forme grave, mais ces dernières demeurent les plus affectées.

  • Les personnes de 18 ans et plus sont éligibles à la dose de rappel vaccinal, dès 3 mois après la dernière injection du schéma initial.
  • Les adolescents de 12 à 17 ans sont également éligibles, à compter de 6 mois après la dernière injection du schéma initial (la décroissance des anticorps vaccinaux étant plus lente chez les adolescents que chez les adultes).
  • Les personnes vaccinées avec Janssen doivent recevoir une injection additionnelle dès 4 semaines après leur vaccination, puis une dose de rappel dès 3 mois après cette dernière.

Une 2e dose de rappel pour certains publics

Une 2e dose de rappel est recommandée, 3 mois après le 1er rappel, pour :

  • les personnes immunodéprimées ;

  • les personnes de 80 ans et plus ;

  • les résidants d'EHPAD et d'USLD, de résidences autonomie et résidences service.
    Le délai de surveillance post-vaccination de 15 minutes est recommandé pour ces personnes fragiles.

Une 2e dose de rappel est aussi recommandée, 6 mois après le 1er rappel, pour les personnes de 60 à 79 ans.

Les modalités de vaccination sont les mêmes que pour la 1re dose de rappel. Le délai de surveillance post-vaccination de 15 minutes est conseillé pour ces personnes fragiles. Les personnes ayant été infectées par le Covid-19 plus de 3 mois après le premier rappel n’ont pas besoin de faire un deuxième rappel.

Les professionnels concernés par l'obligation vaccinale doivent également justifier d'une dose de rappel depuis le 30 janvier 2022.

  • Pour les personnes âgées résidant en établissement, la campagne de rappel est organisée directement dans les EHAPD et USLD.
  • Les autres personnes concernées doivent prendre rendez-vous dans un centre de vaccination dès à présent ou chez leur médecin.

Toutes les indications sur les lieux de vaccination sont disponibles sur www.sante.fr

Les rappels vaccinaux sont effectués uniquement avec les vaccins à ARNm (Pfizer-BioNTech ou Moderna). Ces vaccins peuvent être utilisés quel que soit le vaccin utilisé dans le cadre du premier schéma vaccinal.

L’utilisation du vaccin Moderna en demi-dose pour la campagne de rappel vaccinal contre la Covid-19 est possible. Cette décision fait suite à l’avis de la HAS et aux recommandations de l’EMA.

Foire aux questions - La campagne de rappel

Plus d'informations, consultez :

Quand effectuer ma dose de rappel ? sur le site internet "Monrappelvaccincovid" de l'Assurance maladie 

Consultez le schéma vaccinal à observer selon votre situation (primo-vaccination, infection à la Covid-19, dose de rappel) :

 

Dose de rappel et pass vaccinal : mode d'emploi

Le rappel : pour qui et quand ?

Pour les personnes de 12 ans et plus ayant eu le Covid-19 plus de 3 mois après leur dernière injection,
il n’est pas nécessaire de faire une dose de rappel.

Le rappel vaccinal se fait avec un vaccin à ARNm (Pfizer-BioNTech ou Moderna), quel que soit le ou les
vaccin(s) utilisé(s) précédemment. Pour les personnes de moins de 30 ans, le vaccin Pfizer-BioNTech
est recommandé.

12 à 17 ans inclus

J'ai reçu ma dernière injection il y a plus de 6 mois : première dose de rappel

Je suis immunodéprimé et j'ai reçu ma dernière injection il y a plus de 3 mois : première et deuxième doses de rappel

18 à 29 ans inclus

J'ai reçu ma dernière injection il y a plus de 3 mois : première dose de rappel

Je suis immunodéprimé et j'ai reçu ma dernière injection il y a plus de 3 mois : première et deuxième doses de rappel

30 à 59 ans

J'ai reçu ma dernière injection il y a plus de 3 mois : première dose de rappel.

Je suis immunodéprimé et j'ai reçu ma dernière injection il y a plus de 3 mois : première et deuxième doses de rappel

60 à 79 ans

J'ai reçu ma dernière injection il y a plus de 3 mois : première dose de rappel.

Deuxième dose de rappel dès 6 mois après la première dose de rappel ou l'infection.

80 ans et plus

J'ai reçu ma dernière injection il y a plus de 3 mois : première et deuxième doses de rappel.

Informations complémentaires

  • Les personnes ayant eu le Covid-19 moins de 3 mois après leur dernière injection, sont éligibles au rappel :
    •  dès 3 mois après leur infection pour la 1ère dose de rappel pour toutes les personnes éligibles,
    • dès 3 mois après leur infection pour la 2e dose de rappel pour les personnes immunodéprimées, âgées de 80 ans et plus ou résidents en EHPAD et USLD,
    • dès 6 mois après leur infection pour la 2e dose de rappel pour les personnes de 60 à 79 ans inclus.
  • La 2e dose de rappel n’est pas nécessaire pour les personnes ayant eu le Covid-19 plus de 3 mois après la 1ère dose de rappel.
  • La vaccination est possible en centres de vaccination et auprès de nombreux professionnels de santé : pharmaciens, médecins (généralistes ou spécialistes), médecins du travail, infirmiers, sages-femmes, chirurgiens-dentistes. Elle est également possible en

laboratoire de biologie médicale, à domicile ou encore peut être organisée sur le lieu de soin des personnes.

  • Pour les personnes souhaitant sortir du territoire national, le rappel vaccinal peut être exigé pour avoir un certificat de vaccination

Pour connaître la liste des situations particulières et toutes les modalités de vaccination, rendez-vous sur : www.solidarites-sante.gouv.fr/publics-prioritaires-vaccin-covid-19

Version au 8 avril 2022

Le rappel obligatoire pour certaines professions

Le rappel est obligatoire pour : 

  • Les professionnels du secteur de la santé
  • Les professionnels ou bénévoles exerçant dans les mêmes locaux que ces professions
  • Les personnes exerçant l'activité de transport sanitaire
  • Les professionnels du secteur médico-social
  • Les personnels navigants et militaires affectés aux missions de sécurité civile
  • Les prestataires de services et distributeurs de matériels
  • Les étudiants en formation pour ces professions
  • Les sapeurs-pompiers et personnes assurant la prise en charge de victimes.

Liste complète sur www.solidarites-sante.gouv.fr/obligation-vaccinale

De 18 à 29 ans inclus

Vaccin Pfizer BioNTech

De 30 à 54 ans inclus

Vaccin Pfizer BioNTech ou Moderna.

55 ans et plus

Vaccin Pfizer BioNTech ou Moderna.

N.B. :

  • La dose de rappel est intégrée à l'obligation vaccinale pour ces professions depuis le 30 janvier 2022.

  • Les personnes ayant contracté le Covid-19 plus de 3 mois après leur schéma vaccinal initial n'ont pas besoin de faire de dose de rappel.
  • La vaccination est possible en centres de vaccination et auprès de nombreux professionnels de santé : pharmaciens, médecins (généralistes ou spécialistes), médecins du travail, infirmiers, sages-femmes, chirurgiens-dentistes. Elle est également possible en laboratoire de biologie médicale, à domicile ou encore peut être organisée sur le lieu de soin des personnes.

Pour retrouver toutes les modalités de vaccination, rendez-vous sur : www.solidarites-sante.gouv.fr/obligation-vaccinale

Version : 28 février 2022.

 

 

Pourquoi faire une dose de rappel ?

Dr Bitker, médecin réanimateur à l'hôpital de la Croix Rousse (Hospices civils de Lyon).

Alors, la première raison pour laquelle il faut se faire à nouveau vacciner contre le Covid-19, c'est de maintenir son immunité à jour, pouvoir se protéger soi-même et pas faire une forme grave de l'infection virale. Ça permet de ne pas aller en réanimation, de ne pas se retrouver pendant des semaines hospitalisé avec un tuyau dans la gorge et connecter à un respirateur. Ça permet de pas subir toutes les séquelles qui sont en lien avec cette ventilation prolongée, ce séjour prolongé, la perte musculaire. La deuxième bonne raison, c'est de protéger sa famille. Nous, ici, dans le service, on a vu au cours des 18 derniers mois plus de 400 patients atteints du Covid-19 et donc leur famille. Des familles qui étaient dévastées par ce qu'on leur annonçait. Et ce qu'on continue de leur annoncer avec les patients qui continuent d'arriver dans le service : c'est-à-dire un pronostic vital effroyable avec un risque de décès très élevé. Et donc, je pense qu'en se faisant vacciner, on se protège soi mais on protège aussi les familles d'une éventuelle détresse majeure, si on venait à présenter soi-même une forme grave ou si eux venaient présenter une forme grave. Il y a probablement une troisième raison aussi : c'est qu'on vit tous en société, qu'on est tous normalement là les uns pour les autres. C’est pour ça que on vit tous ensemble. On a bien vu que lorsqu'on ne pouvait pas faire société c'était terrible et qu'on en avait tous besoin. Et en se faisant vacciner, en maintenant à jour notre immunité, on va collectivement se protéger. Maintenir la vie sociale, ce qui fait ce qui donne du goût à la vie. Et puis pour moi médecin, d'une façon plus pragmatique, c'est que si vous êtes protégés, vous allez pas faire de forme grave. Et donc, un patient qui aura besoin d'un lit de réanimation, que ça soit à cause du Covid ou pour une autre raison, et il aura un lit peut-être plus facilement que lorsqu'on était pendant les vagues épidémiques, complètement débordés et que les patients arrivaient sans discontinuer et avec un risque d'engorgement du système de santé. Et ça, je pense que c'est très important de le prendre en compte. On se protège soi, on protège sa famille et on protège aussi la société dans laquelle on vit en faisant de telle sorte que le voisin, l'inconnu dans la rue, il ait aussi accès aux mêmes soins que vous, tout simplement parce que le système n'aura pas été débordé. Cette immunité, si on la maintient, on va très certainement empêcher la circulation du virus et probablement l'empêcher de muter. Une dernière chose, je pense qu'il est important de le rappeler, c'est que lorsqu'on fait un Covid et qu'on ne meurt pas, on garde des séquelles importantes plusieurs semaines, plusieurs mois après avoir présenté une forme grave. C'est tout d'abord physique. Quand vous passez des semaines en réanimation, vos muscles fondent. Vous êtes quasiment tétraplégique quand vous sortez du service. Vous n'êtes pas capable de vous nourrir tout seul. Vous n'êtes pas capable de vous laver tout seul, vous êtes comme un nourrisson et il faut des gens pour vous aider. C'est bien sûr une atteinte importante à sa propre intégrité physique et à sa dignité. Et ça, ça met des mois à récupérer. En allant dans des centres de rééducation, on récupère, mais ça met des semaines et des mois. Et puis, il y a aussi des séquelles psychologiques. Quand on s'est vu mourir, quand on s'est vu manquer d'air, quand on s'est vu avec un tuyau dans la bouche, connecté à des machines à pas comprendre ce qui se passait : on était en réanimation avec de la fièvre, peut-être un peu délirant, il y avait autour de vous des visages avec des masques, etc. Tout ça, ça génère quand même des séquelles psychologiques, des peurs et des syndromes anxieux. Des dépressions parfois, qui peuvent durer dans le temps.

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