Ce zonage actualise celui de 2022, conformément à l’arrêté du 9 mai 2025 relatif à la méthodologie de détermination des zones sous-denses pour les médecins. Il vise à mieux adapter les politiques d’accompagnement et les aides à l’installation aux réalités territoriales de la région.
Un outil au service de l’accès aux soins
Le zonage permet de cartographier le niveau d’offre de soins en médecine générale et de classer les territoires selon trois catégories :
- Zones d’intervention prioritaire (ZIP), confrontées aux tensions les plus fortes en matière d’accès aux soins ;
- Zones d’action complémentaire (ZAC), nécessitant des actions pour prévenir une dégradation de l’offre ;
- Hors zonage (HZ), non éligibles aux dispositifs d’aides spécifiques.
Ces dispositifs sont strictement incitatifs : les médecins libéraux conservent la pleine liberté de leur choix d’installation.
Un zonage fondé sur une méthodologie multicritère adaptée à la région
Élaboré en concertation avec les acteurs régionaux, notamment l’URPS Médecins, les Conseils territoriaux de santé et la Conférence régionale de la santé et de l’autonomie (CRSA), le zonage repose sur une méthodologie régionale tenant compte des spécificités locales.
Il s’appuie sur une analyse multicritère, structurée autour de trois grandes familles d’indicateurs :
- l’Accessibilité potentielle localisée (APL), indicateur national de référence, mesurant l’accès effectif aux médecins généralistes ;
- l’offre de soins, intégrant notamment la densité médicale, l’âge des praticiens, les modes d’exercice et la présence de structures d’exercice coordonné ;
- les besoins de la population, à travers le vieillissement démographique et la part de personnes atteintes d’Affection de longue durée (ALD).
Les territoires sont analysés à l’échelle des Territoires de vie-santé (TVS), une maille infra-départementale construite à partir des usages réels de la population.
Une prise en compte renforcée des enjeux démographiques et sociaux
Le nouveau zonage intègre plusieurs évolutions :
- une revalorisation des seuils de population pouvant être classés en zones sous-denses, conformément à l’arrêté du 9 mai 2025 ;
- la prise en compte de la nouvelle géographie des Quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), classés a minima en ZAC, voire en ZIP lorsque la situation le justifie.
78 % des habitants concernés par une zone sous-dense
En Auvergne-Rhône-Alpes, le zonage 2025 conduit à classer :
- 28,5 % de la population régionale en ZIP, soit plus de 2 millions d’habitants ;
- 49,2 % en ZAC, représentant près de 4 millions d’habitants ;
- 22,3 % en zones hors zonage.
Au total, 78 % des habitants de la région résident dans un territoire classé en zone sous-dense (ZIP ou ZAC).
Des aides ciblées pour soutenir l’installation et le maintien des médecins
Le zonage conditionne l’accès à une palette de dispositifs d’accompagnement, mobilisant l’ARS, l’Assurance maladie et les collectivités territoriales : parmi elles, les aides de l’assurance maladie via les mesures démographiques de la nouvelle convention médicale (majoration du forfait médecin traitant et aides ponctuelles), le Contrat d’engagement de service public (CESP), ainsi que les aides accordées par les collectivités territoriales, et l’accompagnement des médecins à devenir maîtres de stage et à accueillir de jeunes internes.
L’ensemble des aides disponibles est consultable sur le Portail d’accompagnement des professionnels de santé (PAPS).
Le classement détaillé des territoires est disponible sur le site internet de l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes.



