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Maladies virales transmises par le moustique tigre

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Ces maladies, appelées arboviroses, regroupent le chikungunya, la dengue et le zika.
Depuis 2012, le moustique tigre s'est progressivement implanté dans 8 départements d'Auvergne-Rhône-Alpes impliquant une surveillance renforcée de ces maladies, du 1er mai au 30 novembre.
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Le chikungunya est une arbovirose, c’est-à-dire une maladie virale transmise par un arthropode, qui dans le cas présent est un insecte : un moustique.

Présent en Afrique, en Asie du Sud-est, en Inde et dans l’Océan Indien, le chikungunya pourrait aussi atteindre la France métropolitaine puisque l’un de ses principaux vecteurs, le moustique tigre - Aedes Albopictus de son vrai nom - , est installé dans le pourtour méditerranéen depuis quelques années.

C’est pourquoi, le meilleur moyen de lutter contre la transmission du chikungunya est de se protéger individuellement contre les piqûres de moustique (vêtements longs, répulsifs cutanés, moustiquaires), et de ralentir leur reproduction en détruisant les gites larvaires les plus évidents (dessous de pots, déchets, gouttières).

La maladie se manifeste après une incubation de 4 à 7 jours en moyenne. Une fièvre élevée (supérieure à 38,5°C) apparaît brutalement, accompagnée de maux de tête, de courbatures ou de douleurs articulaires, qui peuvent être intenses, touchant principalement les extrémités des membres (poignets, chevilles, phalanges). D’autres symptômes peuvent également être associés, telle une conjonctivite, une éruption cutanée, des nausées.

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La dengue ou « grippe tropicale » est une maladie transmise par la piqûre d’un moustique du genre Aedes porteur de l’un des quatre virus de la dengue. Il n’y a pas de transmission directe de personne à personne.

Le virus de la dengue est un flavivirus, comme le virus West Nile et de la fièvre jaune. Il sévit principalement dans l’ensemble de la zone intertropicale, et notamment dans les départements français des Amériques (Martinique, Guadeloupe, Guyane), dans les iles françaises du pacifique et de l’océan indien.

Il pourrait aussi atteindre la France métropolitaine puisque l’un de ses principaux vecteurs, le moustique tigre - Aedes Albopictus de son vrai nom -, est installé dans le pourtour méditerranéen depuis quelques années.

C’est pourquoi, le meilleur moyen de lutter contre la transmission de la dengue est de se protéger individuellement contre les piqûres de moustique (vêtements longs, répulsifs cutanés, moustiquaires), et de ralentir leur reproduction en détruisant les gites larvaires les plus évidents (dessous de pots, déchets, gouttières).

Les symptômes sont le plus souvent de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures) se manifestent dans les 3 à 14 jours (4 à 7 jours en moyenne) qui suivent la piqure par le moustique. La dengue touche indifféremment les nourrissons, les jeunes enfants et les adultes. Le plus souvent bénigne bien qu’invalidante, la dengue peut toutefois se compliquer de formes hémorragiques

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L'infection à virus Zika est souvent asymptomatique (80% des cas).

Lorsqu'elle se manifeste, elle peut se caractériser par une éruption cutanée avec ou sans fièvre accompagnée de douleurs musculaires et/ou articulaires ainsi qu'une hyperhémie conjonctivale (oeil rouge), après un délai d'incubation d'environ 3 à 12 jours. 

L'évolution de la maladie est favorable dans la majorité des cas avec une guérison spontanée en l'absence de traitement spécifique.

Toutefois, si elles restent peu fréquentes, des complications neurologiques (syndrômes de Guillain-Barré, méningites, méningo-encéphalites, myélites) et des anomalies fœtales, en particulier des  microcéphalies, ont été observées au cours de l'épidémie actuelle qui affecte le continent sud-américain et les DFA, sans qu'un lien de causalité ait été formellement établi à ce stade.

Recommandations pour les femmes enceintes

Il est recommandé aux femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse et ayant le projet de se rendre dans des zones où sévit le Zika, d’envisager un report de leur projet de voyage, ou, en tout cas de consulter un médecin avant le départ pour être informées sur les complications pouvant survenir lors d’une infection par le virus Zika.

Pour les femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse et pour les femmes en âge de procréer vivant dans les zones touchées par une épidémie Zika, une information spécifique sur les malformations congénitales et les autres complications pouvant survenir lors d’une infection par le virus Zika est assurée par les professionnels de santé. Un suivi médical et une prise en charge renforcée seront mis en place pour toutes les femmes enceintes et leur nouveau-né dans les zones d’épidémie.

Les femmes enceintes doivent être particulièrement attentives et adopter des mesures de protection renforcées. Outre les vêtements couvrants, elles doivent utiliser des produits répulsifs adaptés en respectant les précautions d’emploi concernant la grossesse.

Du fait du risque de transmission par voie sexuelle, il est recommandé aux femmes enceintes ou en âge de procréer vivant en zone d’épidémie d’éviter tout rapport non protégé. Pour les femmes enceintes vivant hors zone épidémique, il est recommandé d’éviter tout rapport sexuel non protégé durant une période de 6 mois après le retour de leur conjoint d’une zone épidémique.

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Retrouvez la fiche de signalement pour déclarer une arbovirose

Avant de partir en zone tropicale (Caraïbes, Afrique, Asie, Océan Indien, Amérique du Sud, Océan Pacifique), consulter :

Au retour de votre voyage :

Fièvre brutale + douleurs articulaires + maux de tête = consultez un médecin !

Si vous avez contracté le chikungunya, la dengue, ou le zika, évitez de vous faire piquer par des moustiques pour protéger votre entourage.

Aller plus loin

Arboviroses : les chiffres clés 2018 en Auvergne-Rhône-Alpes

L’Agence régionale de santé a reçu au cours de la saison de surveillance renforcée 117 signalements.

Parmi ces signalements, 33 cas de dengue et 1 cas de chikungunya ont été biologiquement confirmés.

Aucun cas de transmission autochtone n’a été recensé dans la région en 2018.

Ces signalements ont donné lieu à 42 investigations entomologiques à proximité des lieux fréquentés par ces cas et à la mise en œuvre de 3 traitements adulticides dans le Rhône et l’Isère.

La région Auvergne-Rhône-Alpes est la deuxième région de métropole dans laquelle le plus grand nombre de cas confirmés d'arboviroses a été recensé l'an passé.