L'ARS Auvergne-Rhône-Alpes est là

L'accident vasculaire cérébral

Article
Visuel
AVC
Les facteurs de risque, la prise en charge , les chiffres, le plan national AVC...
- Les facteurs de risque
- Les symptômes
- Les types d’AVC
- Que faire en cas d’AVC ?
- Les prises en charge de l'AVC
- Le plan d'action national AVC : un enjeu majeur de santé publique
- Les AVC en chiffres
Corps de texte

De nombreux facteurs de risque peuvent engendrer ou favoriser un accident vasculaire cérébral :

Certains ne sont pas modifiables :

  • l'âge - le risque d'accident vasculaire cérébral augmente à mesure que l’on avance en âge;
  • les antécédents familiaux d'AVC

Ils doivent inciter à contrôler les facteurs de risque modifiables que sont :

  • une pression artérielle élevée ;
  • le tabagisme ;
  • cannabis ;
  • un diabète ;
  • un taux élevé de cholestérol ;
  • une forte consommation d'alcool ;
  • l'inactivité physique ;
  • l’obésité ;
  • une maladie cardiaque ou une fibrillation auriculaire (des battements de cœur irréguliers) ;

Les symptômes les plus fréquents sont ;

  • Une faiblesse musculaire ou paralysie (hémiplégie)
  • Un engourdissement ou perte de sensibilité
  • Des troubles du langage, difficultés soudaines à parler, impossibilité à articuler, propos incohérents ou confus, difficultés à comprendre
  • Une perte soudaine d’une partie de la vision ou d’un seul œil, troubles visuels.

Ces signes surviennent brutalement avec ou sans céphalées.

A l’apparition d'un ou plusieurs des symptômes énoncés, il faut appeler le 15

Plus la prise en charge est rapide et spécialisée, meilleur est le pronostic.

Les unités neuro-vasculaires (UNV), spécialisées dans la prise en charge des AVC en urgence 24h/24 et 7j/7 disposent d’équipes spécialement formées à la prise en charge des AVC. Elles ont démontré leur efficacité :

  • mortalité diminuée de 20 %
  • augmentation du nombre de patients ne gardant pas ou peu de séquelles de 20 %.
Infographie AVC

Les Accidents Vasculaires Cérébraux (AVC) sont de deux types : les infarctus cérébraux les plus fréquents (80 % des AVC) et les hémorragies.

Certains accidents ischémiques sont transitoires (AIT) : les signes régressent spontanément dans les premières heures l’urgence et la prise en charge doit être identique car le risque de récidive précoce (dans les 24h) est élevé.

Environ 60 % des personnes qui ont fait un accident vasculaire cérébral doivent composer avec une forme de déficience comme une hémiplégie, une perte de la sensibilité, des troubles du langage et de la vue, des troubles attentionnels et de la mémoire, de troubles de l’humeur (de dépression jusqu’à 30 %).

Les unités de prise en charge

  • Les Unités Neuro-Vasculaires (UNV)

Les unités neuro-vasculaires sont des unités spécialisées dans la prise en charge des AVC. Elles sont organisées pour prendre en charge en urgence 24 h/24h et 7 jours/7 jours les patients suspects d’AVC.

Ces unités sont composées d’un personnel pluridisciplinaire.

  • Les Soins de Suite et de Réadaptation (SSR)

Une structure autorisée en SSR assure les missions suivantes : des soins médicaux, curatifs et palliatifs ; de la rééducation et réadaptation ; des actions de prévention et d’éducation thérapeutique ; la préparation et l’accompagnement à la réinsertion familiale, sociale, scolaire ou professionnelle.

Certains SSR sont spécialisés en direction de patients dont l'affection nécessite un suivi médical spécifique comme la gériatrie, la neurologie.

Des actions de prise en charge

  • Le Répertoire opérationnel des ressources (ROR)

Le Répertoire Opérationnel des Ressources est un outil informatique qui doit permettre de donner une cartographie fiable et actualisée de l’offre de soins afin d’optimiser l’orientation des patients, notamment dans le cadre de la gradation des soins et des réseaux des urgences répondant aux critères réglementaires et aux recommandations nationales. Il n’est pas spécifique aux AVC.

  • TéléAVC

Ce dispositif, basé sur le transfert d’imageries médicales entre hôpitaux, favorise la communication verbale et visuelle entre le patient, l’urgentiste et le neurologue.

Il permet de mettre une expertise neurologique et les traitements d’urgence à la disposition d’hôpitaux ne disposant pas d’une unité neuro-vasculaire (UNV).

Sur la région existe plusieurs dispositifs, en étoile autour de chaque UNV, permettant aux patients vivant loin de toute UNV, d’accéder à une prise en charge urgente et spécialisée dans des délais optimaux.

Est un logiciel d’aide à l’orientation des patients et annuaire des soins de suite et de réadaptation de France. Il permet d’assurer un meilleur suivi du parcours de soins du patient depuis le court séjour jusqu’aux soins de suite. Il n’est pas spécifique aux AVC.

  • L’hospitalisation à domicile (HAD)

L’ARS dispose aussi d’un dispositif expérimental, qui n’est utilisé qu’en Île-de-France : l’hospitalisation à domicile de réinsertion et de réadaptation.

L’objectif de cette expérimentation, c’est de faire en sorte que tout ce qui a été acquis durant la rééducation dans le centre ne soit pas perdu lorsque le patient réintègrera son domicile.

Une équipe hospitalière de rééducation encadrera donc le patient durant 1 à 3 mois. Elle se déplace à domicile, 5 jours sur 7 et elle aide le patient à s’adapter à son environnement.

  • Les animateurs de filière

La mission principale est la constitution, l’animation et la formalisation de la filière territoriale dans toutes ces composantes (établissements de santé, établissements et services médico-sociaux et professionnels libéraux).

L’animateur est chargé de la diffusion et de la maintenance d’outils opérationnels (répertoire opérationnel des ressources, organisation de la permanence des soins, diffusion des protocoles de prise en charge des patients intégrant la télémédecine, organisation des réunions de concertation pluridisciplinaires), d’organiser les formations et de préparer l’évaluation annuelle de la filière (suivi des indicateurs, cartographie de la filière, analyse des circuits des patients, des séjours longs, des patients hors filières..).

La prévention et la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC) est une thématique nationale de la politique de santé du gouvernement pour les années 2010 à 2014, également portée par l’ensemble des institutions et agences concernées.

Sa conception l’inscrit dans la nouvelle gouvernance du système de santé impulsée par la loi du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative à la santé, aux patients et aux territoires (loi HPST).

En particulier, il fixe des objectifs aux Agences régionales de santé (ARS), leur propose des outils en tant que de besoin. Cependant, pour être applicable, il laisse la plus grande place à l’adaptation territoriale en vertu du principe de subsidiarité, et préconise des expérimentations. On peut citer l’interface entre les secteurs sanitaire et médico-social, le retour à domicile ou la prise en charge périodique de répit en institution pour soutenir les familles.

L’Agence Régionale de Santé Ile-de-France est en effet une dynamique régionale et veille à la complémentarité et à la cohérence des actions, avec le souci de réduire les inégalités d’accès aux soins à travers une action volontariste sur la répartition territoriale de l’offre, et de faciliter le parcours des patients.

Le plan d’actions national AVC 2010-2014 repose sur 4 priorités, déclinées en 17 actions opérationnelles :

  • améliorer la prévention et l’information de la population avant, pendant et après l’AVC ;
  • mettre en œuvre des filières de prise en charge et les systèmes d’information adaptés ;
  • assurer l’information, la formation et la réflexion des professionnels ;
  • promouvoir la recherche et veiller aux équilibres démographiques.

Troisième cause de mortalité en France (30.000 décès par an), l’Accident Vasculaire Cérébral (AVC) est la première cause de handicap acquis de l’adulte et la deuxième cause de démence.

Chaque année les AVC sont la cause de 3.500 décès en moyenne dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, dont près de 2.000 lors des 14.000 séjours au cours desquels les établissements hospitaliers de la région Auvergne-Rhône-Alpes traitent des AVC à leur phase aigüe.

Près de 80% des patients ainsi hospitalisés pour un AVC en 2016 avaient au moins 65 ans, 30% au moins 85 ans, et cela concernait autant d'hommes (âgés de 71 ans en moyenne) que de femmes (âgées de 77 ans en moyenne).

On peut ajouter à ces chiffres les 5.000 séjours annuels pour accidents ischémiques transitoires (AIT), lesquels étaient beaucoup plus courts (4,3 jours en moyenne dans la région en 2016) que les prises en charge d’AVC (durée moyenne de 12,1 jours).

Aller plus loin