Auvergne-Rhône-Alpes

Hépatites virales

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Hepatite
Les hépatites virales (maladies inflammatoires du foie) sont provoquées par des virus. Les virus les plus fréquemment rencontrés sont les virus des hépatites A (VHA), B (VHB) et C (VHC).

Ces trois virus sont différents dans :
- leur mode de transmission ;
- la gravité de la maladie ;
- l'évolution de la maladie.
Corps de texte

Transmission : par voie oro-fécale, le plus souvent par consommation d'eau et/ou d'aliments contaminés.        
Signes possibles : passe inaperçu dans la majorité des cas, dans 10% des cas : fièvre, fatigue et hépatite ("jaunisse"),
Apparition des signes : 2 à 8 semaines après la contamination,
Diagnostic : par prise de sang
Signalement : maladie à déclaration obligatoire

Il existe un vaccin.

 

Transmission : par relation sexuelle et par le sang
Signes possibles : fièvre, fatigue et hépatite ("jaunisse"),
Apparition des signes : 2 à 8 semaines après la contamination,
Diagnostic : par prise de sang,
Complications graves si non traité : risques de cirrhose et de cancer du foie, atteinte possible du nouveau-né si la mère est infectée.
Signalement : maladie à déclaration obligatoire

Il existe un vaccin.

1. Signes possibles

L'incubation est en moyenne de 2 mois.
Dans 90 % des cas l'infection aigüe est  asymptomatique.
Lorsqu’ils existent des signes cliniques, les plus courants sont la fatigue et l’ictère "jaunisse". Cette infection peut devenir chronique (dans 55 à 85 % des cas) avec une évolution après 20 à 30 ans vers une cirrhose du foie et/ou un cancer du foie.

2. Mode de transmission

L'hépatite C se transmet par voie sanguine.
Les usagers de drogues par voie intraveineuse ou intranasale constituent la principale population à risque. Les pratiques à risque sont le partage du petit matériel lié à l’injection, de la paille du snif  et de la seringue.
La transmission sexuelle est considérée comme extrêmement faible chez les couples hétérosexuels stables. Elle peut être augmentée en cas de multi-partenariat sexuel, de rapports sexuels traumatiques, ou de coinfection avec le VIH
La transmission de la mère à l’enfant est rare. Elle est majorée de 2 à 3 fois en cas de co-infection par le VIH.
Il existe d'autres facteurs de risque représentés par le tatouage ou le piercing réalisés dans des conditions non stériles.
Le risque post-transfusionnel est actuellement extrêmement faible alors que  la transfusion de produits sanguins avait joué un rôle majeur dans la diffusion de l’infection en Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord jusqu’au début des années 1990.

3. Un enjeu de santé publique

La dernière enquête de prévalence des hépatites menée en  2004 a permis d'estimer qu'en France métropolitaine 232 000 personnes étaient atteintes d’une infection chronique par le VHC.
Le nombre annuel de décès attribuables à l’infection par le VHC a été estimée à environ 2 600 en 2001.

4. La situation des hépatites B et C en Rhône-Alpes reste préoccupante.

Une surveillance épidémiologique de ces infections avait été mise en place au sein de la région Rhône-Alpes depuis plus de 10 ans.
Le dernier rapport régional recense l'activité des hépatites virales en 2011.  Ce travail permet de suivre l'évolution de l'épidémie et de sa prise en charge depuis plus de 10 ans. 

5. Prévention

Contrairement aux virus des hépatites A et B, il n’existe pas de vaccin contre le VHC.
 Les principaux moyens de prévention sont :
-    le respect des précautions universelles de désinfection et d’asepsie pour prévenir la transmission lors des soins mais également lors d’actes de type tatouage ou le piercing
-    la politique de réduction des risques chez les usagers de drogues (programmes d’échange de seringues, diffusion du Stéribox, développement des thérapeutiques de substitution).

6. Prise en charge

Il existe depuis plusieurs années un traitement médicamenteux de l'hépatite virale chronique C (interferon, ribavirine et anti protéases de première génération). De nouveaux traitements (les nouveaux anti-viraux d'actions directes) sont disponibles en France depuis quelques mois. Associés entre eux ces médicaments permettent désormais une guérison dans près de 90%.

Un encadrement de leur prescription et de leur délivrance a été organisé. Des réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP) ont été mises en place dans les établissements disposant de services experts de lutte contre les hépatites virales dans un premier temps.

La lettre d'instruction relative à l'organisation de la prise en charge de l'hépatite C par les nouveaux anti-viraux d'action directe du 28 juillet 2016 permet à certains établissements de santé publics ou privés de mettre en place cette RCP après que l'ARS en ait décidé l'opportunité.

Les demandes de mise en place d'une RCP doivent être adressées avec les éléments nécessaires figurant dans la lettre d'instruction précédemment citée au délégué départemental de l'ARS dont dépend l'établissement.

Une copie de cette demande doit être adressée au service prévention promotion de la santé de l'ARS_RA  (ARS-ARA-PROMOTION-SANTE@ars.sante.fr)

Liste consolidée au 1er août 2016 des établissements réalisant cette activité en Auvergne-Rhône-Alpes.

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