Maladie de Lyme

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La maladie de Lyme (ou borréliose de Lyme) est transmise à l’Homme par piqûres de tiques infectées qui vivent dans les zones boisées et humides, les herbes hautes des prairies, les jardins et les parcs forestiers ou urbains.
En Auvergne-Rhône-Alpes, Le taux d’incidence de la maladie de Lyme est plus élevé que le taux national.
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Les symptômes de cette maladie sont très variables et peuvent se manifester de manière épisodique. Chez certaines personnes, l'infection peut passer totalement inaperçue mais il est généralement constaté l’évolution suivante

Dans les jours ou semaines qui suivent la morsure d’une tique : une plaque rouge, appelée « érythème migrant », apparaît autour de la zone de morsure et s'étend progressivement. Il peut disparaître tout seul en plusieurs semaines.

Quelques semaines ou mois plus tard : en l'absence de traitement, des atteintes du système nerveux (nerfs, paralysie faciale, méningite, …), des articulations (arthrite du genou surtout) et plus rarement de la peau, du cœur (troubles du rythme) et/ou de l’œil peuvent survenir.

Après plusieurs mois ou années : toujours en l'absence de traitement, des atteintes chroniques du système nerveux, des articulations ou de la peau peuvent s'installer.

La maladie de Lyme n’est pas une maladie à déclaration obligatoire mais fait régulièrement l’objet de signalements auprès de l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes.

Le réseau Sentinelles fournit depuis 2009 des estimations régionales du nombre de cas et de l'incidence de la maladie de Lyme.

En Auvergne-Rhône-Alpes, on peut estimer une incidence annuelle de cette maladie de 154 cas pour 100 000 habitants. Les départements les plus touchés de la région sont :

  • la Haute-Savoie avec une estimation de l'incidence annuelle de la maladie comprise entre 197 et 210 cas pour 100 000 habitants ;
  • l'Ain avec une estimation comprise entre 129 et 157 cas pour 100 000 habitants
  • le Puy-de-Dôme avec une estimation comprise entre 91 et 117 cas pour 100 000 habitants.

« La région Auvergne-Rhône-Alpes est une région où l'incidence est globalement plus élevée que l'incidence nationale. »

Des disparités très importantes existent entre les départements, de 210 cas pour la Haute-Savoie à 53 cas pour 100 000 habitants pour l'Allier.

Selon le réseau Sentinelles, 35 000 cas ont été recensés en France en 2013 mais la déclaration n'étant pas obligatoire, on estime à environ 65 000 le nombre de nouveaux cas par an.

Il s’agit d’un vrai problème de santé publique.

Modalités de prise en charge 

La maladie de Lyme est une maladie complexe. Afin de répondre à l’ensemble des situations, des plus simples au plus complexes, le parcours de soins des patients est gradué en 3 niveaux de prise en charge (instruction  N° DGS/VSS1/DGOS/PF2/2018/258 du 26 novembre 2018 relative aux modalités de reconnaissance des centres de référence et d’identification des centres de compétence pour la prise en charge des maladies vectorielles à tiques (MVT).

  • 1er niveau : en cas de symptômes évocateurs,  la prise en charge initiale diagnostique et thérapeutique  est assurée par le médecin traitant qui s’appuiera sur son réseau local de spécialistes (ex. dermatologue, infectiologue, rhumatologue, neurologue, gynécologue-obstétricien, pédiatre).
  • 2ème niveau : En cas d’absence d’amélioration des manifestations cliniques, le médecin traitant ou le spécialiste pourra adresser le patient à un centre régional de compétence pour les cas complexes dont la liste est accessible ci-dessous. Ces centres qui ont été désignés par l’Agence régionale de santé répondent à un référentiel de missions. Ils sont  portés par des établissements de santé qui regroupent des compétences pluridisciplinaires, notamment infectiologue, neurologue, rhumatologue, dermatologue, interniste, spécialiste de la douleur, microbiologiste… Ils intègrent  également des compétences pluri-professionnelles paramédicales et sociales, notamment kinésithérapeute, psychologue, professionnel formé à l’éducation thérapeutique, assistante sociale.
  • 3ème niveau : dans les situations très complexes, le patient peut être adressé à un centre de référence inter-régional. Outre la prise en charge des situations les plus complexes, ces centres sont chargés de faire de la recherche, de la formation et de l’animation des centres de compétence de leur territoire. Les centres de référence, au nombre de 5, ont été labellisés par le ministère de la santé et bénéficient d’un financement spécifique pour cette mission. Le CHU de Clermont-Ferrand associé à celui de St Etienne est le centre de référence pour la région Auvergne-Rhône-Alpes

Consultez la liste des centres de compétence en ARA

 

Ceci est un érythème migrant
Ceci est un érythème migrant
Ceci n'est pas un érythème migrant
Ceci n'est pas un érythème migrant
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Ceci est un érythème migrant
Ceci n'est pas un érythème migrant
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