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Santé sexuelle en période estivale

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Les infections sexuellement transmissibles (IST) sont un fléau de l’été. Ces infections sont dues à des virus, champignons, parasites ou bactéries. Pour se protéger, il est important d’être bien informé.
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Les infections sexuellement transmissibles (IST) sont dues à des virus, champignons, parasites ou bactéries. Les principale IST sont : le VIH, la gonococcie, les chlamydiae, la syphilis, les condylomes (les papillomavirus) , l’herpès génital, les hépatites virales.

Elles se transmettent lors de relations sexuelles (pénétration vaginale ou anale, fellation, cunnilingus, anulingus) non ou mal protégées.

Certaines IST peuvent même s’attraper en l'absence de pénétration ou de rapport oral : lors de caresses ou de frottements intimes, lorsque les sexes se touchent même sans pénétration, quand les mains passent entre les sexes.

Le niveau de risque d’attraper une IST est plus ou moins élevé selon les situations : utilisation ou non d’une méthode de protection,  niveau de contagiosité de chaque IST , présence ou absence de (micro) plaies sur les zones génitales, anales ou dans la bouche, une IST déjà présence qui pourrait favoriser la transmission d’une autre IST ; etc...

Plusieurs IST ne se voient pas et ne se sentent pas. On peut avoir une IST sans avoir de signes cliniques (symptômes).

Le délai entre la contamination et l’apparition des premiers symptômes (incubation) peut varier d'une IST à l'autre. Comme certaines IST ne sont pas visibles, on risque de contaminer son/sa/ses partenaire(s) sans s’en rendre compte. On peut aussi attraper une IST sans s’en rendre compte avec un(e) partenaire régulier(e) infecté(e) sans le savoir depuis longtemps.

Le dépistage, ou “test”, est le seul moyen de savoir si l’on a ou non une ou plusieurs IST. Il est préconisé de le faire à chaque fois qu’on veut arrêter le préservatif avec un(e) partenaire régulier(e). Si on a une pratique à risque régulière, si on a plusieurs partenaires, il devrait être fait régulièrement, plusieurs fois par an.

On peut se rendre dans un CeGIDD (Centre Gratuit d’Information, de Dépistage et de Diagnostic) où les dépistages sont anonymes et gratuits.  et sans ordonnance. le dépistage peut être anonyme.

Votre médecin traitant peut également vous faire une ordonnance afin que vous alliez faire un dépistage dans un laboratoire d’analyse de biologie médicale . Les examens y sont payants, avec ou sans avance de frais, mais ils sont remboursés par la Sécurité Sociale et par la mutuelle si vous en avez une.

Le test rapide d’orientation diagnostique (TROD), de l'infection par les virus de l'immunodéficience humaine (VIH 1 et 2) et de l'infection par le virus de l'hépatite C (VHC) est un test réalisé par une piqûre au bout du doigt. Il est conçu pour donner un résultat en quelques minutes lorsqu’il est pratiqué auprès du patient. Il peut être réalisé avec un-e professionnel-le de santé (en CeGIDD par exemple) ou auprès de certaines associations. En cas de positivité le résultat doit obligatoirement être confirmé par un dépistage classique

Des  autotests  de dépistage du VIH sont également  disponible depuis 2015 dans les pharmacies d'officine. L'autotest  est réalisé également à partir d’une goutte de sang prélevée par piqûre au bout du doigt. Vous pouvez le réaliser vous-même à votre domicile. D'une vingtaine d'euros, l'achat de l'autotest restera à votre charge.

Pour se protéger et protéger son/sa/ses partenaire(s), l’utilisation du préservatif à chaque pénétration vaginale ou anale demeure efficace et des plus accessibles. Attention : En cas de rupture du préservatif, en cas de prise de risque (non utilisation du  préservatif lors d'un rapport sexuel)  pensez au traitement post- exposition (TPE)  qui permet de diminuer le risque de contamination. Pour que son efficacité soit la meilleure possible, il faut le débuter immédiatement. Pour cela Il faut se rendre à l'hôpital ou dans un ceGIDD .Le traitement post- exposition ne sera  délivré qu'après un entretien avec un médecin qui décide si le risque est réel et identifié.

Le préservatif masculin est maintenant remboursé sur prescription d’un médecin ou d'une  sage-femme à 60% par l’Assurance maladie. Deux marques  "EDEN" et "Sortez couverts"  bénéficient de cette prise en charge.

La digue dentaire présente également un intérêt lors de rapports oraux (fellation, cunnilingus).

La vaccination protège de certaines IST : pensez à vacciner vos enfants et vos adolescents contre le virus de l'hépatite B et contre  les papillomavirus (HPV)

Le test de dépistage ne protège pas des IST de manière préventive. Mais il permet de découvrir les IST et de les traiter, ce qui protège les autres.

La pilule contraceptive pour les femmes ne protège nullement des IST, mais uniquement d’une grossesse non-désirée.

L’ARS recueille avant l'été les périodes d'ouverture totale, partielle ou de fermeture des services réalisant les IVG, ainsi que des périodes de congés des médecins libéraux réalisant des IVG hors établissement. Ce dispositif est destiné à s’assurer qu’une prise en charge adaptée des IVG est possible dans toute la région pendant la période de congé.

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Il est gratuit et accessible en métropole et dans les DOM, est disponible pour répondre à toutes vos questions sur les sexualités, la contraception et l’IVG.
Il est ouvert le lundi de 9h à 22h et du mardi au samedi de 9h à 20h.

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L'ARS partenaire de MAGMA, magazine à destination aux étudiants et des jeunes actifs

Pour la deuxième année, l'ARS est partenaire du magazine MAGMA.
Le thème de ce nouveau numéro : les IST.

Testez vos connaissances sur les IST pour mieux se protéger.