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Structures de psychiatrie et santé mentale

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Santé mentale
Selon l'OMS, « Les troubles mentaux ne sont pas le lot d'un groupe particulier : ils sont universels. Ils s'observent dans toutes les régions, tous les pays et toutes les sociétés. Ils frappent les hommes et les femmes à tous les stades de leur vie, les riches comme les pauvres et la population urbaine comme le milieu rural ».
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On estime que 450 millions de personnes dans le monde sont atteintes d'affections neuropsychiatriques dont : la dépression, les troubles affectifs bipolaires, la schizophrénie, les troubles liés à l'alcool et à l'utilisation de certaines drogues, la maladie d'Alzheimer et autres démences, l'état de stress post-traumatique, le trouble obsessionnel compulsif, le trouble panique et l'insomnie primaire.
Dans une famille sur quatre, une personne au moins est atteinte d'un trouble mental ou du comportement.

Les prises en charge

Il existe des 3 modes de prises en charges :

  • en ambulatoires (par exemple : consultations au cabinet d’un psychiatre libéral ou dans un centre médico-psychologique) ;
  • à temps partiel (hôpital de jour, hôpital de nuit, ateliers thérapeutiques) ;
  • à temps complet dont l’hospitalisation à temps plein.

Une personne qui présente des troubles psychiques peut consulter en premier lieu son médecin traitant qui pourra ensuite, si besoin, l’adresser :

  • à un psychiatre ou à un psychologue libéral ;
  • à un établissement de santé autorisé en psychiatrie.

Dans ses missions, l'ARS doit veiller à une meilleure répartition des médecins et de l’offre de soins dans la région, à une meilleure utilisation des ressources et à la maîtrise des dépenses de santé.

En 2017, elle a alloué plus d’un milliard d’euros aux 37 établissements sous dotation annuelle de fonctionnement.

La région Auvergne-Rhône-Alpes comptait 60 établissements autorisés en psychiatrie en 2017 dont :

  • 37 établissements sous dotation annuelle de fonctionnement (enveloppe budgétaire globale attribuée annuellement : établissement du secteur public ou à but non lucratif) ;
  • 23 établissements privés à but lucratif (cliniques),
  • 241 336 patients ont été pris en charge,
  • 10 622 patients ont bénéficié de soins sans consentement

  • près de 90 % des patients pris en charge dans les établissements autorisés en psychiatrie le sont en ambulatoire.
  • 39 688 patients ont été hospitalisés à temps plein,
  • 2 238 271 journées d'hospitalisation à temps plein ont été comptabilisées.

 

Les conseils locaux de santé mentale

Au nombre de 30 en Auvergne-Rhône-Alpes, les conseils locaux de santé mentale sont des dispositifs de concertation et de coordination en santé mentale mis en place à l’initiative des élus locaux et des acteurs de la psychiatrie et de la santé mentale d'un territoire. Ils réunissent les personnes concernées, les aidants familiaux et les représentants des usagers.
Ils permettent à travers la prévention et la promotion de la santé mentale, de favoriser l’inclusion sociale, l’autonomie et la pleine citoyenneté des personnes et de participer aux actions de lutte contre la stigmatisation et les discriminations.
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La commission pour la santé mentale en Auvergne-Rhône-Alpes

Dans la continuité du comité stratégique national de la santé mentale et de la psychiatrie lancé le 28 juin 2018 par la ministre des solidarités et de la santé, mais aussi pour répondre à la demande d’une meilleure articulation entre les acteurs régionaux au sein d’une instance régionale spécifique, la commission régionale santé mentale est en place en Auvergne-Rhône-Alpes, depuis le mercredi 13 septembre 2018.
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Le profil des patients et des établissements dans la région

Une enquête sur les patients hospitalisés à temps plein au long cours (plus de 292 jours de façon continue ou discontinue) en psychiatrie a été réalisée en Rhône-Alpes. Elle permet de mieux connaître les profils de ces patients.

Elle montre que les taux de ces patients dans les établissements psychiatriques sectorisés sont plus liés aux pratiques des professionnels  et au taux d’équipement en lits qu’aux taux de places dans les structures médico-sociales.

Elle met en exergue qu’un bilan complet pluridisciplinaire du handicap psychique de ces patients est rarement réalisé et que leur prise en charge somatique n’est pas suffisamment conforme aux recommandations de bonnes pratiques.

En conclusion, l’enquête pose la question du devenir de ces patients dans une psychiatrie du XXIe siècle. Les auteurs souhaiteraient que le sujet des patients hospitalisés au long cours soit  l’objet d’une véritable réflexion de la part de la communauté psychiatrique.

Pour en savoir plus :

Dans un certain nombre de cas, les personnes présentant des troubles mentaux graves sont dans le déni de la maladie et refusent de consulter ou de se faire soigner alors qu’elles en ont vraiment besoin.

Il peut être alors parfois nécessaire de déclencher des soins sans consentement, dans l’intérêt du malade, à la demande d’un tiers, c'est-à-dire à la demande d’un parent ou d’un proche susceptible d’agir dans l’intérêt d’une personne.

1. Le tiers saisit le médecin

Le tiers, qui demande l’admission en soins psychiatriques sans consentement de son proche, doit alors solliciter un médecin (par exemple, le médecin de famille).

2. Le médecin examine le patient

Ce médecin devra examiner le malade et rédiger, si cela s’avère nécessaire, un certificat médical. Ce certificat doit attester que l’état mental de la personne malade  impose des soins immédiats assortis soit d’une surveillance médicale constante justifiant une hospitalisation complète, soit d’une surveillance médicale régulière justifiant une prise en charge sous une autre forme que l’hospitalisation complète (art. L. 3212-1 du Code de la santé publique) et que ses troubles mentaux rendent impossible son consentement.

3. Le tiers rédige une demande écrite

De son côté, le tiers devra lui-même faire une demande écrite d’admission en soins psychiatriques de son proche. Cette demande doit comporter certaines mentions manuscrites : la demande d’admission en soins psychiatriques sans consentement, les noms, prénoms, profession, date de naissance et domicile du tiers ainsi que ceux de la personne pour laquelle les soins sont demandés, le degré de parenté ou la nature des relations existant entre le tiers et le patient avant la demande de soins, la date et la signature.

4. Le patient est hospitalisé

Le patient sera ensuite hospitalisé dans un établissement psychiatrique autorisé à recevoir des patients en soins sans consentement choisi en fonction de l’adresse de la personne malade.

> En savoir plus sur les soins sans consentement

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