L'ARS Auvergne-Rhône-Alpes est là

Les structures d'évaluation et de traitement de la douleur

Article
Visuel
Femme avec un mal de tête
Lorsque les traitements antalgiques habituels ne parviennent pas à faire disparaître une douleur chronique, les professionnels de santé ont la possibilité d’orienter leurs patients vers des structures spécialisées, les Structures douleurs chroniques (SDC). Elles peuvent permettre de répondre aux difficultés de vos patients. Retrouvez ci-dessous l'annuaire des structures en Auvergne-Rhône-Alpes.
Corps de texte

Selon la Société française d'étude et de traitement de la douleur (SFETD), "la mission principale des SDC est d’appréhender la douleur chronique selon un modèle bio-psycho-social, avec une prise en charge reposant d’abord sur une démarche évaluative puis sur un traitement, souvent multimodal, dont l’objectif est réadaptatif".

Ces structures, identifiées au niveau régional par chaque agence régionale de santé sous la coordination de la Direction générale de l'offre de soins (DGOS), sont organisées
en deux niveaux :

  • les consultations qui assurent une prise en charge pluriprofessionnelle de proximité ;
  • Les centres qui assurent une prise en charge pluridisciplinaire (plusieurs spécialités médicales sont représentées au sein de la structure), des "fonctions d’expertise", et sont à même d’organiser une prise en charge en hospitalisation.

Quel que soit le niveau, l’organisation des SDC repose sur la pluriprofessionnalité.

    Évoquer un syndrome de douleur chronique, quelles que soient la topographie et l'intensité, devant l'un des signes suivants :

    • Douleur persistante ou récidivante, au-delà du délai habituel d'évolution de la pathologie causale, notamment au-delà de 3 mois
    • Retentissement fonctionnel dans les actes du quotidien, notamment au-delà de 3 mois
    • Retentissement socio-familial, scolaire ou professionnel, notamment au-delà de 3 mois
    • Retentissement sur l'équilibre psychique
    • Résistance à un traitement bien conduit et bien suivi
    • Composante anxieuse ou dépressive
    • Interprétation et croyances du patient différentes de celles du médecin concernant la douleur, ses causes, son retentissement ou ses traitements
    • Pas de diagnostic étiologique retrouvé
    • Parcours complexe
    • Facteurs de vulnérabilité (personne âgée, enfant, handicap…)
    • Expression d'une attente de prise en charge globale
    • Demande insistante de recours à des médicaments ou à des procédures médicales
    • Traitement fréquemment modifié, inefficacité ou effets secondaires iatrogènes
    • Traitement antalgique de palier 3 au long cours
    • Sevrage du traitement difficile
    • Demande d'action thérapeutique spécifique

     

    Le médecin traitant est le premier confronté à la plainte d’un patient douloureux. Les liens à établir avec les SDC doivent permettre au médecin traitant d’adresser les patients pour lesquels les traitements usuels sont inefficaces, pour un avis diagnostique, pour une évaluation, pour la mise au point de traitements mieux adaptés, voire pour une hospitalisation.

    Le médecin traitant doit être associé aux décisions thérapeutiques de la SDC dans le cadre d’une prise en charge globale et coordonnée.

    Aide à la décision - Orientation vers une structure douleur

    Adresser un patient dans une SDC nécessite que le bilan clinique initial, ainsi que les avis spécialisés et examens complémentaires aient été réalisés.
    La demande de consultation sera accompagnée d’un courrier type comprenant les données personnelles du patient, le motif de recours à la structure, les examens complémentaires déjà réalisés et les traitements antérieurs pris par le patient dans le cadre de sa douleur.

    Ces structures spécialisées sont toutes hébergées en établissement de santé et labellisées par l'ARS. Le renouvellement a lieu tous les cinq ans. La labellisation intervient selon certains critères, notamment de niveau d'activité.

    L'Agence régionale de santé participe au financement des SDC dans le cadre d’une dotation de type mission d'intérêt général (MIG).

    En 2018, en région Auvergne-Rhône-Alpes, 7,25 millions d'euros ont été distribués dans ce cadre.

    31 structures sont labellisées : 23 consultations et 8 centres qui réalisent des prises en charge complexes.

    • 2 sites sont spécialisés dans la prise en charge des pathologies cancéreuses.
    • 2 sites sont spécialisés en rhumatologie.
    • 1 site accueille des patients avec troubles psychiatriques connus et souffrant de douleurs chroniques.