Pour réussir, la réforme repose sur un levier essentiel : la mobilisation des médecins pour devenir Maîtres de stage universitaires (MSU). Dans cette dynamique, les élus ont un rôle clé à jouer.
Un dispositif gagnant pour les territoires
Le docteur junior est un médecin en fin de formation, qui exerce :
- 4 jours par semaine en cabinet, maison ou centre de santé ;
- en autonomie supervisée, aux côtés d’un médecin agréé Maitre de stage universitaire (MSU).
Concrètement, le docteur junior est présent 4 jours par semaine en cabinet, en maison de santé ou en centre de santé, il assure des consultations, prend en charge des patients. Son activité permet de renforcer sa formation, et cette immersion sur le terrain représente également un levier puissant d’installation : en découvrant un territoire, ses conditions d’exercice et son cadre de vie, le futur médecin est davantage susceptible de choisir de s’y installer durablement. Enfin, le dispositif favorise le décloisonnement et le travail en réseau, puisque le docteur junior peut consacrer une journée par semaine à intervenir dans d’autres structures locales, comme par exemple les EHPAD, les Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) ou encore les services de Protection maternelle et infantile (PMI), renforçant ainsi les liens entre les acteurs de santé du territoire.
Un besoin immédiat : recruter des maîtres de stage
La mise en place de cette 4e année entraîne un besoin important de médecins volontaires pour encadrer ces docteurs juniors. Les médecins intéressés doivent obtenir un agrément auprès de l’UFR de médecine de leur subdivision.
Élus : un rôle concret et déterminant
Les élus locaux sont des facilitateurs et des relais essentiels.
1. Sensibiliser les médecins
- valoriser l’intérêt du dispositif ;
- encourager les vocations de MSU ;
- relayer l’information localement.
2. Faciliter l’accueil
- aider à identifier ou aménager des locaux ;
- accompagner l’hébergement du docteur junior.
3. Valoriser l’attractivité du territoire
- emploi du conjoint ;
- cadre de vie ;
- services (crèche, écoles…).
Un dispositif attractif pour les médecins
Accueillir un docteur junior représente aussi un intérêt concret pour le MSU :
- 600 € bruts par mois (honoraires pédagogiques)
- + 9 € par patient vu (ticket modérateur)
- + 800 € bruts/mois en zone prioritaire
- + 400 € bruts/mois en cas de participation à la permanence des soins
Une rémunération cumulable, qui contribue à l’équilibre économique du dispositif.
Sur la question des locaux : le docteur junior doit exercer à proximité raisonnable du MSU mais pas forcément dans le même cabinet. Il a aussi la possibilité de mutualiser son bureau dans un même cabinet avec des confrères. Le docteur junior peut par ailleurs être encadré par deux MSU.
Elus : téléchargez la plaquette sur les docteurs junior en médecine générale
Pour vous accompagner, une plaquette de présentation est en construction. Vous retrouvez bientôt ci-dessous la version consultable en ligne et la version imprimable.
Qui fait quoi ? Les acteurs à connaître
Le dispositif repose sur une coordination étroite entre plusieurs acteurs. En tant qu’élu, ils peuvent être vos interlocuteurs.
Agence régionale de santé (ARS)
- pilote le déploiement régional
- agrée les terrains de stage (3e cycle)
- accompagne les territoires
Votre interlocuteur principal pour toute question stratégique ou territoriale.
Assurance Maladie
- contribue au financement du dispositif
- assure le suivi de l’activité médicale
- participe à la rémunération (tickets modérateurs, aides)
Peut être sollicitée pour des questions de financement ou d’activité.
Facultés de médecine (UFR)
- délivrent les agréments - avec l’ARS
- organisent la formation et le suivi pédagogique
- accompagnent les médecins souhaitant devenir MSU
Interlocuteur clé pour les médecins souhaitant s’engager.
Conseil de l’Ordre des médecins
- assure l’inscription des docteurs juniors
- veille au respect des règles déontologiques
Peut être un point d’appui sur les aspects réglementaires.



