Et si c'était lui, votre chemin ? Julie, assistante de régulation médicale.
Je m'appelle Julie, j'ai 38 ans, j'ai découvert le métier d'ARM donc d'assistante de régulation médicale et ça m'a plu. Donc je me suis lancée pour passer le diplôme d'assistante de régulation médicale.
"- Reçu Elisa pour SAMU 42. Nico, je t'ai mis un petit bilan d'ambulance s'il te plait. On répond au téléphone et on évalue derrière en fait un degré d'urgence, on va porter des secours en plus si c'est nécessaire, voire même effectivement nous-mêmes faire partir des équipes médicales sur certains critères. On a 30 secondes pour entendre, pour comprendre.
Requérant au téléphone : "- En reculant, elle a trébuché. Et donc sa jambe a vrillé. Elle est tombée"
Julie : "- D'accord et vous voyez une déformation au niveau de la cuisse on est bien d'accord, c'est pas le haut de la jambe ? il faut bien l'installer et ne pas la bouger, d'accord ?
"Moi c'est ça qui me rend fière en fait de me dire que je vais peut être me lever le matin et peut être effectivement participer à sauver une vie.
Je suis souvent en contact avec les infirmiers, les ambulanciers et puis j'avoue que ça fait une coupure avec la salle en fait.
On va dire que 1 000 appels par jour c'est une bonne moyenne en ce moment.
On a les violences verbales, on a aussi les appels effectivement compliqués où il y a des urgences vitales sur par exemple de la pédiatrie. Il faut avoir la capacité à prendre de la distance à l'instant T tout en restant dans l'empathie. Il faut qu'on s'adapte absolument au requérant. Il y a jamais une journée qui ressemble à une autre, quand on n'aime pas la routine, on est servi. Les qualités pour faire ce métier, c'est l'empathie. Il faut pouvoir comprendre les personnes qu'on a au téléphone, Il faut pouvoir avoir cette capacité à se mettre à leur place.
"-Je serai toujours là si vous avez besoin. Vous avez juste besoin de me demander d'accord ?"
"Moi, ce que j'aime dans ce métier, c'est vraiment l'impression de faire partie d'une chaîne, d'apporter quelque chose en plus. C'est un besoin. Si j'arrive à partir trois semaines et que je me déconnecte, j'avoue qu'au bout d'un moment, ça commence à me manquer. L'envie d'aider l'autre en fait, principalement, c'est vraiment la base de ce métier là, donc je me remets pas en question de savoir pourquoi je fais ce métier là. Si vous êtes reconnu dans les qualités comme l'empathie, l'adaptabilité, la communication, l'envie d'aider l'autre, il faut essayer, il faut y aller. Et puis de toute façon, c'est un super métier."
Les métiers du soin et de l'accompagnement recrutent



