La région est l’une des plus avancées sur la médiation en santé, avec 75% des habitants des Quartiers prioritaires de ville (QPV) couverts par ce dispositif. Pour valoriser ce métier essentiel pour le patient et le praticien, mais trop méconnu des professionnels de santé, l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes a lancé une campagne d’information le 5 janvier 2026.
Un enjeu fondamental pour accompagner les publics les plus éloignés du système de santé
Les médiateurs en santé accompagnent les personnes éloignées du système de santé, dont la situation est considérée comme vulnérable par l’un ou plusieurs de ces facteurs :
• problèmes de compréhension : allophonie, illettrisme, illectronisme ;
• difficultés financières ;
• isolement social ou géographique ;
• discriminations, stigmatisations et/ou mauvaises expériences avec le système de santé.
Les médiateurs en santé interviennent aussi bien dans les QPV que dans des territoires ruraux ou auprès de publics spécifiques (personnes à la rue, gens du voyage, personnes hébergées, etc.)
Concrètement, ils accompagnent les patients dans leurs démarches (accès aux soins, aide à la prise de rendez-vous) et créent des espaces d’échanges avec eux (entretiens individuels, ateliers collectifs, etc.). L’objectif pour eux est que les patients ne décrochent pas du système de santé et deviennent autonomes dans leur parcours de soin.
Juliette LUTTUN, médiatrice en santé à Bron, l’explique : Le temps de consultation pour un médecin est précieux et limité. J’interviens en renfort, en complément. Je peux aborder avec le patient des aspects que le médecin n’a pas le temps de traiter, notamment les démarches administratives. Je m’assure que le patient rencontre toutes les conditions nécessaires pour poursuivre son parcours de soins.
Les médiateurs en santé peuvent être employés par des associations de prévention et de promotion de la santé, des collectivités, des structures d’exercice coordonné ou des établissements de santé. Pour permettre le maintien et le développement des médiateurs en santé en AuvergneRhône-Alpes, l’ARS participe au financement de leur poste en mobilisant un budget d’environ 4,5 millions d’euros par an et veille à leur bonne répartition sur le territoire.
Une solution pour soutenir les professionnels de santé dans leurs missions
Si les médiateurs en santé sont de mieux en mieux identifiés par leurs partenaires (collectivités, travailleurs sociaux, etc.), ils le sont un peu moins auprès des professionnels de santé.
Pourtant, le travail des médiateurs en santé permet également de simplifier leur quotidien et d’améliorer la prise en charge des patients.
Benoît BLAES, médecin à Bron, le reconnaît : En consultation médicale, un patient n’évoque pas nécessairement les autres aspects de sa vie, qui peuvent pourtant impacter sa santé : situation familiale, difficultés financières, etc. Grâce à un accompagnement personnalisé, la médiatrice en santé est le maillon manquant qui permet de prendre en charge le patient dans sa globalité.
Une campagne pour promouvoir le dispositif auprès des professionnels de santé
C’est pour mieux faire connaître ce dispositif auprès des professionnels de santé que l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes a lancé le 5 janvier la campagne « Médiateurs en santé, un métier qui mérite d’être (re)connu, Médiateurs en santé, un lien qui fait du bien. »
Ainsi, plusieurs vidéos ont été réalisées en lien avec le Centre de santé Le Jardin à Bron (69), afin de partager les témoignages d’une médiatrice, d’un médecin et d’un patient. Elles seront relayées auprès des professionnels de santé via des spots sponsorisés sur LinkedIn et différents moyens de diffusion (emailing, formations et rencontres de professionnels, etc.).
Cliquez sur les liens ci-dessous pour découvrir les vidéos :
Témoignage de Juliette, médiatrice en santé
Témoignage d’Alain, patient
Témoignage de Benoît, professionnel de santé



