Campagne de vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) et infections invasives à méningocoques (IIM) en Haute-Loire

Communiqué de presse

En Haute-Loire, à l’instar de l’ensemble des départements français, la campagne de vaccination en milieu scolaire contre les papillomavirus humains (HPV) et les infections invasives à méningocoques (IIM) est lancée en 2025-2026 pour la 3ème année consécutive. Elle s’adresse aux élèves âgés de 11 à 14 ans, scolarisés dans les collèges du département. Quarante et un établissements sont concernés.

La première séance de vaccination de cette campagne a eu lieu au collège Jean Monnet à Yssingeaux, le 19 janvier 2026. L’Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes ainsi que la Direction académique des services de l’Education nationale de la Haute-Loire, en partenariat avec le centre de vaccination du Centre Hospitalier Emile Roux du Puy-en-Velay et la CPAM ont souhaité saluer le bon déroulement de cette campagne en se rendant au collège Anne Frank à Brives-Charensac (accueil presse mercredi 4 février 2026, au Collège Anne Frank à Brives-Charensac, à 09H00).

Pilotée par l’Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes en lien avec les trois rectorats de la région, cette campagne vise à faciliter l’accès à la vaccination au plus grand nombre d’adolescents, en réduisant les inégalités en matière de prévention et de santé.
La prestation de la vaccination réalisée au collège est entièrement prise en charge par l’État et l’Assurance Maladie : aucun frais n’est à régler par les familles.

En Haute-Loire, 29 collèges (22 publics et 7 privés) participent : 22 établissements ont programmé une séance avant les vacances de février, les autres sont programmés jusqu’à fin mars. Au total, 350 autorisations parentales ont déjà été recueillies.

L’organisation de la campagne dans le département de la Haute-Loire

Pour l’année scolaire 2025-2026, la campagne est élargie à l’ensemble des 11-14 ans, avec une offre vaccinale associant HPV et méningocoques ACWY. La vaccination est confiée au centre de vaccination porté par le Centre Hospitalier Emile Roux au Puy-en-Velay et organisée conjointement avec le service de santé en faveur des élèves de la DSDEN.

Les séances se déroulent au sein même des établissements scolaires, accueillant des équipes mobiles composées de professionnels de santé qualifiés et équipés. Dans les collèges publics, les infirmières scolaires assurent l’accueil et la surveillance post-vaccinale des élèves. Seuls les élèves disposant d’une autorisation parentale et de leur carnet de santé ou carnet de vaccination peuvent bénéficier de la vaccination.

Deux doses, entre 5 et 13 mois d’intervalle, sont nécessaires pour la vaccination contre les HPV. Ainsi, la première dose sera proposée entre janvier et mars 2026 et la réalisation de la seconde dose entre janvier et avril 2027.
En cas d'impossibilité de se faire vacciner au collège, l'enfant peut se faire vacciner par un professionnel de santé de ville : médecins, pharmaciens, infirmiers, sage-femmes. Dans ce cas, l'Assurance maladie prend en charge 65% de la vaccination et les mutuelles remboursent généralement le reste à charge pour l'usager.

La vaccination contre les HPV et les IIM, un enjeu de santé publique

Les Papillomavirus humains (HPV)

Les papillomavirus humains infectent 8 personnes sur 10, femmes comme hommes, au cours de leur vie. Ils sont responsables chaque année de près de 6 400 cancers en France (col de l’utérus, anus, ORL…).

La vaccination, recommandée dès 11 ans, permet de prévenir jusqu’à 90 % des infections à HPV responsables de cancers.

Une couverture vaccinale à renforcer

Malgré l'efficacité du vaccin HPV et son profil de sécurité très élevé (plus de 400 millions de doses distribuées dans le monde depuis 10 ans), la couverture vaccinale en France reste insuffisante :55 % pour les filles de 15 ans et 26 % pour les garçons (schéma complet – chiffres 2023). Ces taux restent en deçà de l’objectif national de 80 % inscrit dans la stratégie décennale de lutte contre les cancers à horizon 2030.

Bilan de la campagne de vaccination contre les HPV 2024-2025

En 2024-2025, en France, la couverture vaccinale (CV) d’au moins une dose contre les infections à HPV a augmenté de 16 points entre le 30/09/2024 et le 30/06/2025 chez les filles et de 14 points chez les garçons. Elle s’élevait, à la fin de la campagne de vaccination, à 54 % chez les filles et à 43 % chez les garçons. La CV deux doses était de 35 % chez les filles et de 27 % chez les garçons.

En Auvergne-Rhône-Alpes, la couverture vaccinale a fortement progressé en 2025, avec un gain de 14 points chez les filles de 15 ans et de 13 points chez les garçons.

Pour le département de la Haute-Loire, lors de la campagne 2024-2025, 293 collégiens ont reçu une première dose.

Une vaccination efficace et sûre

L’efficacité du vaccin HPV est démontrée dans les pays où la couverture vaccinale est élevée. En Australie, par exemple, une baisse des cancers du col de l’utérus, des lésions précancéreuses et des verrues anogénitales est observée chez les femmes et les hommes.
Le vaccin protège contre 9 types de HPV, dont 7 à haut risque. Il prévient les lésions précancéreuses et les cancers du col de l’utérus, de la vulve, du vagin, de l’anus, ainsi que les condylomes (verrues anogénitales), souvent douloureux et invalidants.

Infections invasives à méningocoques (IIM)

Les infections invasives à méningocoques peuvent provoquer des méningites et des septicémies. Depuis 2023, une hausse importante des cas, notamment liés aux méningocoques de sérogroupe B, Y et W est observée. Pour renforcer la protection des enfants et des adolescents, la stratégie vaccinale a été intensifiée depuis janvier 2025 : la vaccination contre les méningocoques A, C, W et Y est désormais recommandée chez les adolescents de 11 à 14 ans, afin de les protéger individuellement et de limiter la circulation de la maladie.
Même si ces infections restent rares, elles peuvent être très graves, évoluer en quelques heures vers une urgence vitale et laisser des séquelles lourdes (troubles neurologiques, amputations…).

Une vaccination efficace et sûre

La vaccination contre les méningocoques A, C, W, Y est recommandée pour les adolescents de 11 à 14 ans, quels que soient les vaccins reçus auparavant. Elle est également recommandée en rattrapage jusqu’à 24 ans.
Une seule injection assure une protection d’au moins 5 à 10 ans et peut être administrée en même temps que d’autres vaccins.
Des résultats significatifs ont été observés dans les pays ayant mis en place un programme ACWY (Royaume-Uni, Pays-Bas, Chili, Australie). Aux Pays-Bas, par exemple, la baisse des cas chez les jeunes enfants a atteint près de 82 % après le remplacement de la vaccination C par ACWY (source Vaccination Info Service).