Au printemps et en été, les tiques sont plus actives et peuvent être présentes dans de nombreux milieux : forêts, prairies, parcs et jardins, mais aussi certaines zones plus sèches comme les garrigues, pâtures ou cultures.
L’Auvergne-Rhône-Alpes est l’une des régions les plus concernées en France par les maladies transmises par les tiques (borréliose de lyme, encéphalites à tiques). La majorité des cas d’encéphalites à tiques déclarés en 2024 se situaient en Haute-Savoie. Dans ce contexte, la prévention et l’adoption de gestes simples restent essentielles pour profiter des activités de plein air en toute sécurité.
Pour limiter les risques, il est recommandé de porter des vêtements couvrants, de préférence clairs, et des chaussures fermées, de rester sur les sentiers et d’éviter les herbes hautes. Pendant la sortie, pensez à vérifier régulièrement vos vêtements.
Au retour, il est essentiel de s’inspecter soigneusement, ainsi que les enfants, en particulier les zones où les tiques aiment se fixer (aisselles, plis de l’aine, cuir chevelu…). Vérifiez également les vêtements, sacs et animaux.
En cas de morsure, retirez rapidement la tique avec un tire-tique, désinfectez la zone et surveillez l’apparition de symptômes dans les jours suivants.
Des risques connus et une vigilance renforcée face à l’émergence de nouvelles espèces dans le sud de la région
En Auvergne-Rhône-Alpes, plusieurs espèces de tiques sont déjà présentes et peuvent être rencontrées lors d’activités en extérieur.
Depuis quelques années, une autre espèce, appelée Hyalomma marginatum, est également observée dans le sud de la région.
Plus grande que les tiques les plus courantes, reconnaissable notamment à ses pattes rayées, elle est documentée dans plusieurs départements du pourtour méditerranéen, dont l’Ardèche et la Drôme. Cette tique peut transmettre le virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo (FHCC). En France, le virus a été détecté pour la première fois en 2023 dans des tiques collectées sur des bovins dans les Pyrénées-Orientales et en Corse. À ce jour, aucun cas humain n’a été diagnostiqué en France.
Moins connue du grand public, elle fait l’objet d’une attention particulière de la part des autorités sanitaires. Pour autant, les gestes de prévention restent les mêmes.
En Ardèche, une étude pour mieux connaître la situation
En Ardèche, un travail partenarial associant notamment le CIRAD, le dispositif Citique, le Groupement de défense sanitaire (GDS) de l'Ardèche, les éleveurs de bovins, les services vétérinaires de l’État et l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes a été engagé pour mieux suivre l’implantation de la tique Hyalomma et documenter la situation locale. Une étude a été conduite en 2025 à partir de prélèvements sanguins réalisés lors de la prophylaxie annuelle dans des élevages situés sur un territoire défini avec l’appui du CIRAD.
Les analyses ont permis de détecter des traces du virus chez seulement deux bovins. À ce stade, il n’est pas possible de conclure à une circulation du virus en Ardèche. Par ailleurs, ce virus n’entraîne aucune maladie chez les bovins et n’a donc aucun impact sur les élevages.
Dans ce contexte, les autorités sanitaires maintiennent une surveillance et une vigilance renforcées. L’ARS Auvergne-Rhône-Alpes rappelle l’importance d’appliquer les gestes de prévention contre les piqûres de tiques, en particulier pour toutes les personnes pratiquant régulièrement des activités en extérieur, mais aussi pour les professionnels en contact avec des animaux ou des carcasses dans cette zone plus particulièrement exposée à la présence de la tique Hyalomma (Ardèche, Drôme).
L’ARS Auvergne-Rhône-Alpes invite aussi les publics et professionnels à signaler toute morsure (ou piqûre) de tique sur la plateforme CiTIQUE et envoyer les spécimens collectés, un outil qui permet de mieux suivre leur présence et les risques associés.



