La prévention au sein des EHPAD et des SSIAD en Auvergne-Rhône-Alpes

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Depuis 2022, l’ARS propose un appel à candidatures annuel pour soutenir financièrement les structures qui s’investissent dans la prévention et la promotion du bien être des personnes âgées. Les établissements reçoivent les financements, mettent en place leurs actions puis évaluent l’efficacité de leurs propositions. Retrouvez ici les documents utiles à l'évaluation de vos actions.

Ce dispositif régional est une déclinaison du plan quinquennal antichute national (axe 4), et s’inscrit dans le cadre du Schéma régional de santé (SRS) Auvergne-Rhône-Alpes 2023-2028 (chapitre 4).

Des thématiques variées pour prévenir la perte d’autonomie

Cet appel à candidature se concentre sur les personnes en perte d’autonomie de 65 ans et plus, vivant à domicile ou en EHPAD. Il se structure autour de plusieurs thématiques :

  • L’activité physique adaptée
  • La lutte contre la dénutrition
  • La lutte contre la dépression
  • La lutte contre la douleur (de 2022 à 2024)
  • La iatrogénie médicamenteuse (de 2022 à 2024)
  • La santé bucco-dentaire (de 2022 à 2024)
  • La santé du pied (de 2022 à 2024)

Les porteurs doivent proposer une ouverture à d’autres structures partenaires ainsi qu'aux personnes vivant à domicile afin de favoriser des complémentarités, des liens durables de proximité et de renforcer les réseaux de coordination entre acteurs

EHPAD, évaluez vos actions de prévention pour valoriser votre investissement, connaître vos atouts et détecter les points de fragilité

Le bilan des actions 2022 est disponible dans cet article.
L'évaluation d'impact pour les actions 2023 est disponible ici.

Pour effectuer des mesures d’impact, l’ARS met à votre disposition des grilles d’évaluations. Elles vous permettent d’analyser votre action et de nous transmettre vos conclusions. Vous pouvez les retrouver sur la plateforme de dépôt en ligne ci-dessous. Pour vous aider à la remplir, des notices d'utilisation sont à votre disposition.

Jusqu'à l'évaluation des actions 2025, deux grilles étaient utilisées. Pour ces actions :

  • chaque établissement doit remplir la grille "Etab" qui correspond à son action ;
  • le porteur doit rassembler sa propre grille "Etab" et celle de ses partenaires dans un fichier unique anonymisé, qui sera ensuite envoyer à l’ARS via la plateforme en ligne.

À compter de 2026, une seule grille par structure dont le public participe à l'action doit être complétée.

Pour évaluer vos actions, cliquez sur le lien ci-dessous :

Évaluez vos actions et téléchargez les grilles d'évaluation 2025

Des webinaires pour vous aider dans l'évaluation de vos actions

Pour vous aider dans la procédure et les outils régionaux d'évaluation des actions 2025, consultez les replays des webinaires :

L’activité physique adaptée

Afin de permettre l’analyse régionale, deux catégories de tests (public PMR et non PMR) doivent être réalisés :

  • Pour les Personnes à mobilité réduite (PMR), nouveaux tests :
    • nombre de levés d'un genou en 30 secondes ;
    • nombre de flexions du coude avec ou sans haltère en 30 secondes ;
    • mesure dynamomètre à main.
  • Pour les personnes qui ne sont pas à mobilité réduite :
    • le "Time Up and Go" test ;
    • un test d’équilibre en 3 étapes : en position pieds joints, en semi-tandem et en tandem.

Ils doivent avoir lieu 2 fois : avant le début de l’action et à la fin, dans les mêmes conditions pour permettre une mesure de l'évolution éventuelle.

La lutte contre la dépression

Selon les recommandations de la Haute autorité de santé, la santé mentale des personnes âgées peut s’évaluer par deux tests distincts. En amont, il est nécessaire de faire un test cognitif, le MMS. 
Si les capacités intellectuelles sont préservées (résultat du MMS supérieur à 15), le patient peut évaluer son bien-être par lui-même et réaliser le test GDS 30 (pour l'évaluation 2025), simplifié en GDS 15 pour l'évaluation 2026. 
Dans le cas contraire (résultat au MMS inférieur à 15), les difficultés mentales seront estimées par un professionnel qui remplira alors le test de Cornell.

La lutte contre la dénutrition 

Pour poser un diagnostic de dénutrition, deux critères sont nécessaires.
Tout d’abord, un critère phénotypique, caractérisé par la variation de poids. Une variation de 5 % par rapport au poids habituel en 1 mois, ou de 10 % en six mois est un signe d’alerte. Chez la personne âgée, un IMC inférieur à 22 est également à surveiller.
Un critère étiologique est également à rechercher. Il correspond soit à :

  • une diminution de moitié de la consommation alimentaire depuis une semaine ou plus ;
  • un trouble de l’absorption ou de la digestion ;
  • une pathologie (aigüe, chronique ou évolutive).

Lorsqu’un critère phénotypique et un critère étiologique sont présents, on peut établir un diagnostic de dénutrition. Sa sévérité sera déterminée par l’ampleur de la variation de poids, un IMC inférieur à 20 ou une albuminémie inférieure à 30 g/L. Par volonté de simplification, la mesure de l’albuminémie n’est plus demandée dans les tests régionaux mais demeure pertinente.

La santé du pied

La prévalence des affections podologiques est très courante chez les personnes âgées. Mal traitées, elles peuvent occasionner une réduction de la mobilité ou de l’autonomie. La HAS recommande donc une évaluation attentive et régulière, associée à des soins d’hygiène et des conseils de chaussage par un podologue.
Cette thématique n’est plus financée dans l’appel à projet annuel. Des actions la concernant sont menées par le plan antichute des personnes âgées (retrouvez les outils produits par les groupes de travail à ce sujet).

La iatrogénie médicamenteuse

Certaines études ont montré que les effets indésirables médicamenteux étaient, en moyenne, deux fois plus nombreux chez les plus de 65 ans que dans la population générale. Le nombre d’hospitalisations dues à des accidents en lien avec la iatrogénie est en augmentation. Pourtant, 30 à 60 % d’entre eux seraient évitables.
Aussi l’enjeu de la "juste prescription" devient-il majeur pour l’ARS.
Des actions concernant cette thématique sont menées par le plan antichute des personnes âgées (retrouvez les outils produits par les groupes de travail à ce sujet).

La santé bucco-dentaire

Les comorbidités présentes chez les personnes âgées augmentent le risque d’affections bucco-dentaires. À l’inverse, le mauvais état dentaire peut également favoriser des pathologies comme la dénutrition. Aussi l’ARS soutient-elle des actions de prévention, de sensibilisation et de formation des soignants à cette problématique.
Un appel à candidatures spécifique à la santé bucco-dentaire (dépistage - soins) est publié chaque année sur le site internet de l'ARS Auvergne-Rhône-Alpes dans la rubrique dédiée.

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