Personnes présentant un trouble du spectre de l’autisme : conseils pour se baigner en toute sécurité

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Les personnes qui présentent un TSA peuvent avoir un rapport particulier à l’eau, qui nécessite une présence attentive pour assurer leur sécurité. Il est aussi nécessaire d’adapter la communication pour s’assurer de la bonne compréhension des consignes de sécurité. Retrouvez des conseils et fiches pratiques pour prévenir les accidents aquatiques et profiter de cette activité en toute sécurité.

Les consignes générales pour toute activité de baignade

Suivre les consignes de sécurité

Avant toute activité de baignade, et quel que soit l’âge et la situation de la personne, il est important de vérifier si le lieu est autorisé, si la baignade est surveillée, et de respecter les consignes de sécurité.

Toutes les règles essentielles et les informations sur la qualité des eaux de baignade en Auvergne-Rhône-Alpes sont disponibles dans cet article. Les sites de baignade affichent également les données de qualité de l’eau sur place ainsi que les règles à respecter, souvent sur des panneaux d'information ou à proximité des entrées, afin que les baigneurs puissent consulter les résultats directement.

Aucun dispositif de sécurité ne remplace votre vigilance, même dans des lieux où la baignade est autorisée et surveillée. 

Se protéger du soleil

Afin d’éviter le choc thermique, il est important d’éviter de s’exposer au soleil avant la baignade, et se mouiller la nuque, la tête et le ventre avant d’entrer dans l’eau.

L’exposition prolongée et intense aux UV peut également entraîner des conséquences graves (vieillissement cutané prématuré, cancers de la peau, lésions oculaires, etc.). 

Pour limiter ces risques, il est recommandé d’éviter de s’exposer entre 12 h et 16 h et de se couvrir (t-shirt, chapeau, lunettes de soleil) en complément d’un usage fréquent de la crème solaire. En savoir + sur les moyens de protection contre le soleil 

Mesures spécifiques pour les personnes présentant un trouble du spectre de l’autisme

En complément des recommandations générales relatives à la sécurité et la qualité de l’eau, des conseils et outils spécifiques sont proposés pour les personnes concernées. Avant d’envisager toute activité de baignade avec une personne présentant un TSA, vous pouvez vous référer aux outils ci-après.

Utiliser la fiche « Autisme et milieu aquatique »

Elle permet de recueillir des informations précieuses sur l’expérience de la personne avec l’eau, ses particularités sensorielles et son mode de communication. Cette fiche présente également des recommandations concernant les attitudes et comportements à adopter lors d’une activité aquatique, afin de diminuer tout inconfort ou risque pour les personnes concernées. 

Mettre en place la Communication alternative et améliorée (CAA)

La Communication Alternative et Améliorée (CAA) regroupe des outils, stratégies et techniques permettant aux personnes ayant des difficultés de communication de comprendre, de s’exprimer et de participer pleinement à la société. Elle inclut des moyens variés, tels que les gestes, les pictogrammes ou les aides technologiques. En activités aquatiques, la CAA est essentielle pour faciliter la compréhension des consignes de sécurité, l’expression des besoins et le développement de l’autonomie dans l’eau.

Vous pouvez utiliser la fiche adaptée ci-dessous, décrivant les règles de sécurité dans ou près de l’eau (piscine, plage, lac, ponton, bateau, aquarium, ou à la maison). Cette fiche a été réalisée par l’Autism Society of America, traduite en français, relue par l’association Nous Aussi.

Utiliser un gilet anti-noyade et les outils de géolocalisation

Les dispositifs de géolocalisation (balises GPS) et les gilets anti-noyade peuvent faire l'objet d'une prise en charge financière au titre des prestations spécifiques au handicap (AEEH ou PCH).

L'évaluation et la décision d'attribution relèvent dans tous les cas de l'équipe pluridisciplinaire de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) ou, selon, de la Maison de l’autonomie (MDA) et de la Commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH), qui apprécient :

  • la réalité du besoin au regard de la situation individuelle de la personne (âge, projet de vie, habitudes de vie) ;
  • les règles de calcul et les plafonds propres à chaque prestation ;
  • le respect de l'autonomie de la personne et des bonnes pratiques éthiques et légales en matière de géolocalisation (consentement, confidentialité des données), dès lors que la MDPH reconnaît le besoin de la personne.

Il est par conséquent conseillé de se rapprocher de la MDPH ou de la MDA pour connaître les dispositifs mobilisables selon sa situation.

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