La santé mentale : un enjeu majeur du Contrat Local de Santé de l’Est Cantal

Communiqué de presse
Communiqué de presse

Au niveau du département du Cantal, le Plan Territorial de Santé Mentale 2026-2031 met en évidence des enjeux spécifiques et identifie des actions pour favoriser la santé mentale des habitants. Le Contrat Local de Santé de l’Est Cantal se base sur ce diagnostic pour identifier ses projets.

Les indicateurs régionaux montrent que, plus qu’ailleurs en Auvergne-Rhône-Alpes, la santé mentale représente un défi important dans le Cantal.

L’isolement géographique, les difficultés d’accès aux soins et les représentations sociales liées à la santé mentale peuvent freiner le recours aux soins. À cela s’ajoute le fait que le Cantal présente l’un des indices de vieillissement les plus élevés de France, avec une part importante de personnes âgées de 60 à 74 ans et de plus de 75 ans.

Les chiffres régionaux montrent que le taux de mortalité lié aux troubles mentaux, aux troubles du comportement, à la démence, à l’abus d’alcool, à la toxicomanie ou suicide sont plus importants dans le Cantal que la moyenne régionale. Il en est de même pour le taux de personnes sous traitements en lien avec une pathologie psychiatrique.
Sous-doté en professionnels de santé, le département mène une politique d’attractivité pour les professionnels de santé libéraux : psychiatres, psychologues, psychomotriciens…

Ces facteurs cumulés ont des conséquences en termes de prise en charge de la santé mentale et de la dépendance.

En revanche, le Cantal bénéficie de plusieurs réseaux thématiques structurants. Ils jouent un rôle important dans la prévention, l’information, la coordination et l’animation des actions de proximité. Ils permettent de relier les acteurs institutionnels, associatifs et professionnels autour d’objectifs communs et de renforcer la cohérence des interventions.

Il s’agit par exemple du réseau parentalité du CIDFF15, du réseau cantalien de prévention du suicide, de la Communauté 360, du Dispositif d’Appui à la coordination (DAC), de l’ADMR ou encore de la plateforme de répit de l’UDAF.

Ainsi, les deux intercommunalités et leurs partenaires se mobilisent autour de ce sujet. Différents types d’actions sont menées pour améliorer la santé mentale des habitants de l’Est Cantal.

Le Rôle de l’Agence Régionale de Santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes

L’ARS accompagne la mise en oeuvre du Contrat local de santé de l’Est Cantal, en cofinançant sa coordination à hauteur de 35 000 euros par an pendant toute la durée du contrat, dont 10 500 euros consacrés au volet santé mentale. Ce soutien permet de renforcer la coordination entre collectivités, professionnels, associations et acteurs locaux et de développer des réponses adaptées aux besoins du territoire. 

L’ARS mobilisée pour renforcer la prévention et l’accès aux ressources en santé mentale 

Dans le Cantal, les enjeux de santé mentale sont renforcés par une densité de psychiatres plus faible qu’aux niveaux régional et national, avec 3,8 psychiatres pour 100 000 habitants, contre 9,1 en Auvergne-Rhône-Alpes et 9,2 en France. 

Pour agir en amont et au plus près des habitants, l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes soutient des actions de prévention et d’« aller-vers » en santé mentale. 

Dans le département, elle finance plus de 8,5 équivalents temps plein de psychologues, mobilisés auprès de différents publics : des jeunes, notamment au sein des missions locales et de la Maison des adolescents ; des personnes isolées ou en situation de précarité, au sein de l’équipe mobile santé précarité et du lieu d’écoute porté par l’UDAF ; des victimes de violences ou de psychotraumatismes accompagnées par le Service d’accompagnement thérapeutique des mineurs victimes de violences sexuelles et/ou incestes (SATh) ; ainsi que des personnes confrontées aux addictions, au sein des 2 centres du département portés par Oppelia et Addictions France. 

La maison des adolescents du Cantal a rouvert ses portes à la fin de l’année 2025, grâce au soutien de l’ARS. L’ARS accompagne également le Service d’accompagnement thérapeutique des mineurs victimes de violences sexuelles et/ou incestes (SATh). Tous deux sont portés par l’association Accent jeunes et couvrent l’ensemble du département.