Les établissements autorisés en cancérologie en Auvergne-Rhône-Alpes

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L’offre de soins en cancérologie est assurée par des établissements de santé, et complétée par des acteurs dits de ville. Cette organisation est régie par un principe de qualité et de sécurité de la prise en charge. En 2026, 102 sites d’établissements sont autorisés à exercer en cancérologie en Auvergne-Rhône-Alpes.

Les principes de l’organisation de l’offre de soins en cancérologie en Auvergne-Rhône-Alpes

L’ARS Auvergne Rhône Alpes a la mission de l’organisation de l’offre de soins en cancérologie en région. Des établissements de santé, que ce soient des CLCC, des CHU, des centres hospitaliers ou des cliniques privées, assurent au quotidien le diagnostic et la prise en charge des patients atteints d’un cancer par des parcours de santé qui se veulent fluides, coordonnés et personnalisés. Cette organisation hospitalière se complète de plus en plus, au regard de la « chronicisation » des cancers, par une intervention accrue d’acteurs non hospitaliers tels que les médecins traitants, mais aussi les pharmaciens, les infirmiers, les masseurs-kinésithérapeutes ainsi que par l’hospitalisation à domicile – HAD. C’est ce qu’on appelle le virage ambulatoire.

En appui de cette approche ville-hôpital, plusieurs dispositifs participent à cette organisation de l’offre de soins pour faciliter l’entrée dans les soins, sécuriser et garantir la qualité des parcours de soins. Ce sont notamment :

  • le Dispositif régional spécifique du cancer (DSRC) ONCO AURA ;
  • les 15 centres de coordination en cancérologie (3C) ;
  • l’Organisation hospitalière interrégionale de recours en oncologie pédiatrique (OIR) ;
  • les 4 dispositifs Adolescents et jeunes Adultes (AJA) ;
  • et les Unités de coordination en onco-gériatrie (UCOG).

La bonne organisation, articulation et coordination de ces dispositifs en dépend.

L’ARS Auvergne-Rhône-Alpes a identifié comme enjeu majeur en matière d’offre de soins en cancérologie d’améliorer l’accès aux soins en facilitant la proximité et le maillage territorial de l’ensemble de l’offre de soins en cancérologie. Cet objectif doit être recherché tout en garantissant la qualité et la sécurité des parcours de soins des patients quels qu’ils soient (adultes, enfants, adolescents et jeunes adultes, personnes âgés ou handicapées, personnes en situation de vulnérabilité sociale), depuis le diagnostic jusqu’à l’après cancer et sur tout le territoire régional.

Les établissements autorisés au traitement du cancer en Auvergne-Rhône-Alpes

Pour traiter un cancer, les hôpitaux et les cliniques privées (établissements de santé) doivent détenir une ou des autorisations délivrées par l’ARS. Ces autorisations peuvent concerner :

  • la chirurgie des cancers (digestive et viscérale, thoracique, ORL et maxillo-faciale, urologique, gynécologique, mammaire et indifférenciée). La chirurgie indifférenciée recouvre les chirurgies oncologiques des os et tissus mous, ophtalmologique, dermatologique en secteur interventionnel, thyroïde lorsque l’activité de la sphère ORL est limitée à cette seule pratique et la neurochirurgie ;
  • les traitements médicamenteux systémiques du cancer (TMSC – chimiothérapie, hormonothérapie, immunothérapie, thérapies ciblées, traitement par voie orale...) ;
  • la radiothérapie externe ;
  • ainsi que la curiethérapie.

Pour les patients adultes, il existe depuis la réforme des autorisations, une notion de gradation de l'offre de soins avec, pour la chirurgie oncologique et les Traitements médicamenteux systémiques du cancer (TMSC) :

  • mention A : chirurgie "classique" (digestive et viscérale, thoracique, ORL, urologique, gynécologique, mammaire, indifférenciée) ;
  • mention B : chirurgie oncologique complexe de recours (chirurgie multiviscérale, de la récidive, zone irradiée) ;
  • mention C : autorisation pour la prise en charge en oncopédiatrie.

102 sites d’établissements sont autorisés au total en Auvergne-Rhône-Alpes

  • Chirurgie oncologique chez l’adulte :
    • 70 sites en chirurgie digestive et viscérale dont 46 en mention B
    • 14 sites en chirurgie thoracique dont 12 en mention B
    • 29 sites en chirurgie ORL et maxillo-faciale dont 20 en mention B
    • 50 sites en chirurgie urologique dont 31 en mention B
    • 38 sites en chirurgie gynécologique dont 16 en mention B
    • 50 sites en chirurgie mammaire
    • 79 sites en chirurgie indifférenciée
  • Traitements médicamenteux systémiques du cancer chez l’adulte (TMSC) : 56 sites dont 7 en mention B
  • Radiothérapie externe chez l’adulte : 23 sites
  • Curiethérapie chez l’adulte : 6 sites
  • Oncopédiatrie mention C (enfants et adolescents de moins de 18 ans) :
    • 6 sites autorisés à la chirurgie oncologique ;
    • 5 sites autorisés aux TMSC ;
    • 2 sites autorisés à la radiothérapie externe (en sus des mêmes traitements de radiothérapie externe chez l'adulte)
Accédez à la cartographie des autorisations en cancérologie

Les dispositions qualité en cancérologie

Ainsi, en Auvergne Rhône-Alpes, ces 102 sites d’établissements peuvent traiter des patients et assurent des parcours de prise en charge de qualité, coordonnés et gradués, grâce à plusieurs dispositions qualité en cancérologie : 

  • le dispositif d’annonce qui permet au patient et à ses proches de bénéficier des meilleures conditions d’information, d’écoute et de soutien lors de l’annonce de la maladie comme l'impact sur la qualité de vie et, s'il y a lieu, sur la préservation de la fertilité, sur la chirurgie reconstructrice et sur la consultation d'oncogénétique. En 2024, 60 600 patients ont eu une consultation médicale dédiée au moment du diagnostic initial et plus de 45 500 ont eu au moins un entretien complémentaire avec un soignant (infirmièr(e) le plus souvent) ;
  • des RCP – réunions de concertation pluridisciplinaire – sont organisées par les établissements au cours desquelles, les dossiers des patients sont discutés de manière collégiale entre des professionnels de santé de différentes spécialités. Ainsi, en 2024, 9 638 séances de RCP se sont déroulées en région ;
  • les patients peuvent aussi, selon leurs besoins, bénéficier de Soins oncologiques de support (SOS) tels qu’une prise en charge psychologique, diététique et nutritionnelle, sociale familiale ou professionnelle ainsi qu’une prise en charge de la douleur, l’activité physique adaptée ou la préservation de la fertilité. Ces soins peuvent intervenir dès l’annonce du diagnostic, pendant le traitement ou après les traitements. L’ARS soutient notamment un dispositif "parcours de soins globaux après traitement d’un cancer" ;
  • l’accès aux traitements innovants et aux essais cliniques (dont le but est d’évaluer de nouveaux traitements du cancer ou de nouvelles modalités de soins) pour permettre à chaque patient de faire progresser et améliorer la prise en charge des cancers et, en conséquence, leurs parcours de soins ;
  • par ailleurs, le Programme personnalisé de soins (PPS) est remis à plus de deux tiers des patients, renforçant l’information et la coordination des professionnels de santé tout au long du parcours. L’intégration prochainement de ce programme personnalisé de soins dans Mon Espace Santé permettra à tous les patients d’y avoir accès ;
  • la mise en place progressive du dispositif de fin de traitement (voir schéma ci-dessous) avec le Programme personnalisé d'après cancer (PPAC) permettra un suivi rapproché du patient en renforçant la coordination ville-hôpital

Les phases du traitement contre le cancer

Phase 1

  • Diagnostic : suspicion, examens d'extension - Etablissement de santé titulaire d'autorisation et ville
  • Dispositif d'annonce : RCP, annonce, remise PPS - Etablissement de santé titulaire d'autorisation et ville
  • Traitements anticancéreux : chirurgie, TMSC, radiothérapie - Etablissement de santé titulaire d'autorisation et établissement de santé associé

Dispositif de fin de traitement

Dimension médicale, paramédicale et sociale, remise PPAC - Etablissement de santé titulaire d'autorisation

Phase 2

Surveillance active post-traitement et/ou homonothérapie adjuvante : examens de contrôle périodique, soins de support/forfait post-cancer, planning préprogrammé des examens pour les 12 prochains moins et/ou hormonothérapie adjuvante - Etablissement de santé titulaire d'autorisation + professionnels de ville selon les situations

Phase 3

Après-cancer : arrêt de tout traitement anticancéreux, suivi long terme - Ville + établissement de santé titulaire d'autorisation ou spécialisé

Pour améliorer la prise en charge des enfants, des adolescents et jeunes adultes ainsi que des personnes âgées atteintes de cancer, l’ARS accompagne également les professionnels et les organisations concernées.

  • Décret du 26 avril 2022 relatif aux conditions d'implantation de l'activité de soins de traitement du cancer
  • Décret du 26 avril 2022 relatif aux conditions techniques de fonctionnement de l’activité de soins de traitement du cancer
  • Arrêté du 26 avril 2022 portant modification de l’arrêté du 29 mars 2007 fixant les seuils d’activité minimale annuelle applicables à l’activité de soins de traitement du cancer
  • Instruction du 2 décembre 2019 relative à l'évolution des missions des réseaux régionaux de cancérologie
  • Instruction du 30 mai 2016 relative à l'organisation régionale coordonnée en faveur de la prise en charge des adolescents et jeunes adultes atteints de cancer