Semaine de la sécurité des patients 2026 : patients et professionnels, acteurs de soins plus sûrs pour les maladies chroniques

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Du 14 au 18 septembre 2026, la Semaine de la sécurité des patients met l’accent sur la sécurité des soins pour les personnes atteintes de pathologies chroniques. Une semaine pour rappeler l’importance du dialogue entre patients et professionnels, mais aussi du signalement et de l’analyse des événements indésirables pour rendre les soins plus sûrs.

Pathologies chroniques : sécuriser des parcours de soins souvent complexes

Cancer, diabète, maladies cardiovasculaires ou respiratoires, troubles psychiques… Les personnes atteintes d’une pathologie chronique peuvent être accompagnées pendant plusieurs années et par de nombreux professionnels.

La durée des traitements, la multiplicité des intervenants, la prise de plusieurs médicaments ou encore les transitions entre l’hôpital, la ville et le secteur médico-social constituent autant de points de vigilance. La coordination des professionnels, la continuité des parcours et la participation du patient sont donc essentielles pour sécuriser les prises en charge.

C'est tout l'enjeu de la Semaine de la sécurité des patients (SSP), organisée chaque année par le ministère chargé de la Santé pour favoriser le dialogue entre soignants et usagers et développer une culture partagée de la sécurité des soins.

Le « Défi patient » pour donner toute sa place à l'expérience des usagers

Comment les patients, les résidents et leurs proches peuvent-ils concrètement participer à la sécurité de leurs soins ? C'est la question posée aux professionnels et aux établissements sanitaires et médico-sociaux dans le cadre du « Défi patient » 2026, organisé par la Direction générale de l'offre de soins (DGOS), en partenariat avec la Haute Autorité de santé (HAS), l'Institut français de l'expérience patient, France Assos Santé et AVECsanté.

L'objectif : mettre en lumière des démarches qui permettent aux patients et aux résidents de devenir pleinement acteurs de la sécurité de leur prise en charge.

Depuis 2024, 22 établissements d'Auvergne-Rhône-Alpes ont participé au défi en présentant leurs initiatives. Les lauréats de cette dernière édition seront dévoilés le 17 septembre, à l'occasion de la Journée mondiale de la sécurité des patients.

Événements indésirables : la déclaration progresse en Auvergne-Rhône-Alpes

La Semaine de la sécurité des patients est également l'occasion de rappeler l'importance de la déclaration et de l'analyse des événements indésirables. Signaler un événement permet d'en rechercher les causes, d'en tirer des enseignements et de mettre en place des actions pour éviter qu'une situation similaire ne se reproduise.

Dans son rapport annuel publié en septembre 2026, la Haute Autorité de santé recense 5 576 EIGS déclarés en France et transmis à la HAS en 2025, soit 20 % de plus qu'en 2024. 

Cette dynamique est particulièrement marquée en Auvergne-Rhône-Alpes : 1 198 déclarations (dossiers clôturés) ont été transmises par l'ARS Auvergne-Rhône-Alpes à la HAS en 2025, soit une progression d'environ 37 % en un an. La région compte ainsi le plus grand nombre cumulé de déclarations transmises à la HAS depuis la mise en place du dispositif.

Cette progression ne signifie pas qu'il survient davantage d'événements graves dans la région. Elle témoigne notamment d'une meilleure appropriation du dispositif de déclaration et du développement d'une culture de sécurité qui encourage les professionnels à signaler et analyser les événements.

En 2025, 1 443 EIGS signalés à l'ARS Auvergne-Rhône-Alpes

Les données recueillies directement par l'ARS Auvergne-Rhône-Alpes confirment cette progression de la déclaration. En 2025, 1 443 EIGS ont été signalés à l'ARS Auvergne-Rhône-Alpes, contre 980 en 2024, soit une hausse de 47 % en un an.

Parmi ces événements, 922 concernent le secteur sanitaire et 518 le secteur médico-social. Les chutes représentent la catégorie la plus fréquemment déclarée, avec 410 EIGS en 2025.

Cette progression s'observe dans les différents secteurs. Le taux de déclaration atteint ainsi 153 EIGS pour 10 000 lits dans les établissements de santé et 37 pour 10 000 lits dans les établissements et services médico-sociaux en 2025.

Pour favoriser la déclaration et surtout permettre aux professionnels d'en tirer des enseignements, l'ARS Auvergne-Rhône-Alpes accompagne les établissements sanitaires et médico-sociaux à travers des rencontres, des webinaires, des « flashs infos » ou encore un programme de formation en ligne. Un espace recommandations et bonnes pratiques à destination des professionnels est également proposé.

L'enjeu pour l'ARS Auvergne-Rhône-Alpes n'est pas seulement de compter les événements : il est de mieux les comprendre pour agir sur leurs causes et améliorer durablement la sécurité des prises en charge aux côtés des professionnels de santé et du prendre soin.

Infographie Bilan 2025 des événements indésirables en Auvergne-Rhône-Alpes

7083 déclarations d'EI enregistrées en 2025 dont :

  • 3675 EI et EIG
  • 1965 EIAS
  • 1443 EIGS

Sur les 1443 EIGS signalés en 2025 dans la région (525 en 2022 / 721 en 2023 et 980 en 2024)

+ 47% d'EIGS déclarés par rapport à 2024

40% des EIGS auraient pu être évités en 2025 selon les déclarants

Zoom sur les 1443 EIGS déclarés en 2025

922 EIGS déclarés dans le secteur sanitaire (+36%)

518 EIGS déclarés dans le secteur médico-social (+45%)

Principales natures d'EIGS

  • 410 chutes
  • 217 prise en charge périnatale
  • 150 prise en charge chirurgicale
  • 129 prise en charge en urgence

 

En savoir + sur les données régionales 2025 en matière d'EIGS